jeudi, mars 4, 2021

30 ans après, Israël se rappelle des attaques lancées par Saddam Hussain

Courrier arabe

Pour la première fois de son histoire, l’armée israélienne a publié des archives, au sujet des attaques irakiennes que l’Etat hébreu avait subies, en 1991, durant la deuxième guerre du Golfe, révélant plusieurs faces cachées de l’offensive lancée par Saddam Hussain à l’époque.

Le site électronique du journal, Yediot Ahranot, a publié des documents divulgués par l’armée israélienne à l’occasion du 30ème anniversaire des attaques irakiennes. Des images, des vidéos mais aussi des rapports militaires ont été révélés au grand public, qui a pu tenir compte des détails marquants vu par le front israélien, bombardé depuis la nuit du 18 janvier jusqu’au 25 février 1991.

Les vidéos témoignent du chaos

Les vidéos, prises un peu partout dans l’Etat hébreu, démontraient des citoyens israéliens isolés dans des chambres, tout au long des attaques. Les sirènes d’alerte retentissant dans toutes les régions de l’Etat hébreu, et parlèrent du code, «serpent» qui fut diffusé sur la télévision et la radio israéliennes, pour inciter les citoyens à rester dans leurs refuges.

La panique s’était emparée des citoyens, certains d’entre eux avaient témoigné des jours de terreur qu’ils avaient vécus, affirmant entendre constamment le son des explosions.

Les stratégies et des décisions

Certains papiers contenaient des rapports réalisés, en 2002, par Chémon Jolan, capitaine dans les forces israéliennes, au sujet des décisions prises sur le niveau stratégique lors de la deuxième guerre du Golfe.

Il affirma que «la panique ne s’est limitée à la population, mais avait contaminé aussi la direction militaire, qui était très confuse, spécialement durant les premiers jours de la guerre».

«Les attaques furent lancées pendant la nuit, hormis une seule qui fut lancée un samedi matin», avait-il expliqué, en précisant : «La nuit du 18 janvier 1991, 8 missiles furent lancés depuis l’Irak, 5 sur la région de Tel-Aviv et 3 à Haïfa, et au lendemain 4 autres furent lancés sur Tel-Aviv».

L’obsession des attaques chimiques  

D’autres documents soulignèrent que «les autorités israéliennes redoutaient que Saddam ne leur lance des missiles à têtes chimiques» et affirmèrent que «la population fut intoxiquée par cette idée et s’est mise à acheter des masques à gaz pour se protéger».

«Les directions militaires avaient reçu l’ordre de traiter chaque missile comme étant porteur d’une tête chimique, jusqu’à nouvel ordre », notèrent les documents, en affirmant que «même l’équipe de secouristes, qui intervenaient sur les lieux, étaient toujours équipés pour faire face à une attaque chimique».

Les répliques israélo-américaines

Selon les documents, «les Israéliens avaient pris du temps pour répondre aux attaques irakiennes», mais ils affirment qu’«une fois que les défenses israélo-américaines avaient commencé à intercepter les missiles lancés depuis l’Irak, les attaques de ce dernier sont devenues encore plus féroces».

«Dès la réplique des forces israéliennes, l’Irak a lancé 3 missiles sur Dimona, où se trouve le réacteur nucléaire», avait indiqué les documents, sans préciser s’il avait été touché ou pas.

Ainsi, les forces israéliennes reconnaissent, par les documents publiés, que «43 missiles de type Scud furent lancés depuis l’Irak, contre l’Etat hébreu, 26 d’entre eux étaient tombés à Tel-Aviv, 8 à Haïfa, 5 sur Dimona, et 4 dans la région de Cisjordanie, au moment où des soldats américains, se trouvant dans des bases israéliennes, avaient lancé 54 missiles Patriot pour les intercepter».

Les dommages et les pertes

Les autorités israéliennes prétendent que les pertes humaines et matérielles enregistrées étaient minimes, soulignant que «seulement quelques structures furent détruites et que la majorité des blessés avaient fait des malaises à cause de la panique qu’ils ont vécu en temps de guerre».

«Nous avons enregistré 229 cas blessés à causes des frappes directes, et 222 cas hospitalisés pour s’être injectés en atropine, connue pour être particulièrement utilisée en tant qu’antidote contre les gaz de combat», avaient mentionné les documents, affirmant que «seulement 14 personnes avaient perdu la vie».

D’autres documents parlèrent de l’organisation des dispositifs israéliens et des mesures entreprises pour calmer la population et gérer la crise, au moment où l’autorité israélienne affirme que «plusieurs autres documents liés à l’affaire sont toujours soigneusement conservés dans les archives de l’armée».

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