Le Réseau Syrien des Droits de l’Homme (SNHR) a recensé pas moins de 441 arrestations arbitraires durant le mois de septembre, 276 cas parmi elles sont devenues des disparitions forcées, ajoutant que le nombre des arrestations arbitraires menées depuis le début de l’année a atteint 4059 cas.

Le rapport publié ce mercredi a assuré que 26 enfants et 12 femmes figurent parmi les personnes portées disparues. Le Réseau a expliqué que 197 personnes dont 4 enfants et une femme ont été arrêtées par le régime d’al-Assad, 29 personnes dont 3 enfants par « Hay’at Tahrir Cham », 183 personnes dont 17 enfants et 9 femmes par « les Forces démocratiques syriennes », et enfin 32 personnes dont 2 femmes et 2 enfants par les factions armées de l’opposition.

Le Réseau a fait observer que plus de 173 points de contrôle ont donné lieu à des arrestations dans plusieurs gouvernorats syriennes, en particulier Alep.

L’organisation de défense des droits humains a appelé le Conseil de sécurité à suivre l’application de ses résolutions: mettre un terme aux disparitions forcées, exhorter le Conseil des droits de l’homme à suivre la question des détenus et des personnes portées disparues en Syrie et de la mettre en lumière lors des réunions annuelles, et aussi coopérer avec les organisations des droits de l’Homme locales.

Selon le rapport, ces violations perpétrées par le régime d’al-Assad ont été pratiquées systématiquement et ont touché des centaines de milliers de Syriens. Dans certains cas, le régime procède à ces pratiques de manière arbitraire dans le but de terrifier les citoyens.

Le rapport a affirmé que la plupart des arrestations en Syrie sont menées sans un mandat légal. Les forces de sécurité des quatre principaux services des renseignements sont souvent responsables des arrestations en dehors du système judiciaire.

Les détenus sont torturés dès le début de leur arrestation et ne sont pas autorisés à contacter leurs familles ou leurs avocats. Les autorités nient avoir mené des arrestations arbitraires. Ainsi, la plupart des détenus deviennent victimes de disparitions forcées.

Le Réseau Syrien a demandé des Nations Unies et des garants des pourparlers d’Astana de créer un comité spécial impartial pour surveiller les disparitions forcées, et faire avancer le processus de révélation du sort de 98 000 personnes disparues en Syrie, dont 85% par le régime syrien.

Après la révélation de leurs lieux de détention, l’organisation a estimé qu’il est nécessaire de permettre aux organisations humanitaires et le Comité international de la Croix-Rouge de leur rendre visite. Elle a également insisté sur la nécessité de libérer les femmes et les enfants.

Il est à noter que depuis les premiers jours du soulèvement populaire en Syrie en mars 2011, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées ont constitué des violations perpétrées massivement, d’abord par le régime d’al-Assad et ensuite par les différentes parties au conflit dans le pays.

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