Le Congrès américain, a accordé aux agences de renseignements secrets des États-Unis, un délai de 30 jours, pour révéler les noms impliqués dans le meurtre du journaliste saoudien «Jamal Khashoggi».

Le journal britannique «The Guardian» a mentionné, lors d’un rapport publié aujourd’hui vendredi, que «mercredi dernier, le Congrès américain avait voté en majorité, pour le budget annuelle de la défense, nommé «la loi des réformes de la défense nationale»».

Il expliqua: «À l’origine, le projet de loi incluait le jugement des assassins de «Khashoggi», et exigeait la suspension du soutien militaire américain, fourni lors de la guerre actuellement en cours au Yémen, sauf que la Maison-Blanche avait imposé des pressions, pour retirer ses conditions».

Et malgré cela, le journal britannique indiqua que «la forme finale de la loi avait pu conserver une partie, à travers laquelle, il impose aux CIA d’identifier les responsables du meurtre de Khashoggi, dans un délai maximal de 30 jours».

Une preuve sur l’indépendance de la CIA

Le Guardian estima que le délai accordé par le Congrès visait à tester l’indépendance du nouveau directeur de la CIA, au sujet d’une affaire épineuse, dont le prince héritier saoudien «Mohammed ben Salmane» est accusé d’avoir joué un rôle important.

Le quotidien signale, selon des analystes, qu’«il ne sera pas surprenant si la Maison-Blanche (qui protège le prince saoudien) mettait des pressions sur le nouveau directeur, pour fournir des résultats qui convienne à l’administration de Trump», en notant que cette fois, l’affaire est suivie de près par le Congrès, et que «sous les projecteurs, déformer les faits était un acte de folie».

De même, des spécialistes, renseignés sur les faits, expliquent que même si le rôle du prince héritier saoudien avait été noté, lors du rapport verbal présenté par la CIA, la communauté civile dispose de suffisamment de temps, pour présenter une liste de suspects qui exclue le nom de «Mohamed ben Salmane»».

Et en affirmant que «railler son nom de la liste des suspects, pour le protéger, sera une grave erreur», il reconnaît que l’administration de Trump saura traiter avec les faits, en assurant les moins de dégâts possibles.

Rappelons que le journaliste saoudien «Jamal Khashoggi» a été assassiné au consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, sans que son corps ne soit retrouvé, ou que les responsables du crime ne soient identifiés à ce jours.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here