La chaîne d’informations «al-Jazeera» prévoit de diffuser un reportage, traitant des enquêtes au sujet de la crise financière du fond souverain malaisien, fondé en 2009 par le premier ministre «Najib Abderezak» et déficitaire depuis 2015, par plusieurs milliards de dollars.

Intitulé «richesses pilées», le reportage parle également des personnalités qui avaient eu un rôle à jouer lors de la crise de l’institution, allant de l’ancien premier ministre malaisien, l’homme d’affaire «Jo Lo», l’ambassadeur émirati à Washington «Yousef Al Otaiba», à l’homme d’affaires saoudien «Tarik Abid», et encore tant d’autres.

Le début du rêve

En 2009, le premier ministre fraîchement élu «Najib Abderezak» avait promis à son peuple une politique plus ouverte sur le monde, dont le renforcement des liens avec le Moyen-Orient était le pas primordial.

C’est quatre mois après, à Abu-Dhabi qu’il annonça, avec son fidèle ami «Jo Lo» la création du nouveau fond de fortune malaisienne (MDB1), dans le but d’attirer les investissements étrangers, notant qu’il sera financé par plus d’un milliard de dollars de charges islamiques.

Suivant les conseils de Jo, en septembre 2009, le fond malaisien a signé une convention avec la compagnie saoudienne «Pétro Saoudi», lord de laquelle un milliard de dollar a été transféré par le fond vers une compagnie nommée «Joud Star», inscrite comme filiale de Pétro Saoudi.

Les points inédits

Le reportage expliquera également comment Jo été parvenu à s’allier avec la banque «Goldman Sax», pour pouvoir en 2013, sauver son ami Najib et lui permettre de gagner un second mandat.

Il évoquera également les investigations de la journaliste indépendante «Claire Brown» qui était parvenue jusqu’à «Khosto» l’ancien ami de «Tarik Abid», le directeur de Pétro Saoudi à l’époque, et qui avait décidé de parler des histoires cachées de son ami qui l’avait trahit.

Notant qu’en Mars 2015, la journaliste avait publié plusieurs articles, indiquant que Tarik Abid avait pillé le fond malaisien, et affirmant l’implication du premier ministre Najib Razzak, ce qui poussa les autorités malaisiennes et américaines à ouvrir une enquête à ce sujet.

La fin imminente des coupables

Face à une colère populaire qui proclama sa punition, Najib Arazzak déclara, comme justification, que l’argent était un cadeau personnel des Saoudiens, et bien que ses propos furent appuyés par le ministre saoudien des Affaires étrangères à l’époque «Adel Joubair», ils n’avaient pas suffi à calmer la masse locale.

Après des dizaines d’années de destruction programmée, le gouvernement malaisien a enfin décidé de faire le pas et d’ouvrir une enquête pour comprendre comment l’argent du fond à disparu, c’est lors de la perquisition des demeures de Razzak que la police a trouvé  12 mille pièces de bijoux, 500 sac à main, 400 montres Rolex, et des millions d’argent en liquide.

Comme principal suspect, il fut arrêté alors qu’il tentait de fuir avec sa femme, et fut accusé de mal usage de l’autorité, avant que 25 autres accusations lui soient attribuées plus tard, le condamnant à la prison perpétuelle.

Et alors que plusieurs personnalités font toujours objet des investigations, plusieurs autres ont été interpellés, en Malaisie, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

À ce sujet, signalons que le journal américain «The Times» a déclaré que l’affaire du fond malaisien est la plus grande au monde, signalant que les enquêtes se poursuivaient à ce jour, sur trois continents.

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