Amnesty International a exhorté le roi saoudien Salmane ben Abdelaziz à révéler le sort d’un vieux qatari, Ali Nasser Jarallah, âgé de 70 ans et de son fils de 17 ans, Abdel Hadi, qui ont disparu de force après leur accès autorisé au royaume saoudien en août dernier.

Dans un communiqué officiel, l’Organisation a déclaré que « depuis le 18 août, les deux ressortissants qataris ont perdu contact avec leur famille, alors qu’ils pénétraient l’Arabie saoudite pour rendre visite à leurs proches. Leur dernier contact a eu lieu lorsqu’ils se sont approchés de la ville de Hofouf, dans l’est du pays ».

« Ali Jarallah était diabétique et souffrait de problèmes cardiaques et rénaux, ainsi que d’hypertension. Il suivait un traitement régulier, et devait se rendre régulièrement à son  médecin à la capitale qatarie, Doha », a souligné Amnesty International.

Par ailleurs, elle ajouta que « selon une source officielle, il existait de bonnes raisons de croire que le père et le fils pourraient être arrêtés de manière arbitraire et détenus par la sécurité de l’Etat ».

Amnesty International poursuivit: « Nous appelions le roi Salmane à révéler immédiatement où se trouvaient Ali Jarallah et son fils Abdel-Hadi. Et s’ils étaient incarcérés, nous le priions de dévoiler le motif de leur arrestation et de les libérer le plus tôt possible, à moins qu’ils soient inculpés d’une infraction reconnue par le droit international, avec la nécessité urgente que Jarallah reçoive les traitements médicaux requis pour son état de santé ».

Pour rappel, depuis deux semaines, le Comité National des Droits de l’Homme au Qatar a tenu les autorités saoudiennes pour responsables de la vie des citoyens qataris Ali Nasser Jarallah et de son fils, Abdul Hadi, et a exigé la révélation de leur sort, en plus de leur libération immédiate en cas de leur détention.

A cet effet, le Comité qatari s’est déclaré préoccupé à ce sujet, d’autant plus que les autorités saoudiennes ont récemment adopté une politique de disparition forcée d’un certain nombre de citoyens qataris en raison de la crise politique entre les deux pays.

Il a appelé le Haut Commissariat aux droits de l’homme, le groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées (HCDH) et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à intervenir immédiatement pour faire cesser ces violations fortuites et abusées contre les citoyens qataris.

Notant que le responsable du Comité national des droits de l’homme au Qatar a confirmé le 27 août que les autorités saoudiennes avaient arrêté d’autres ressortissants qataris qui avaient rejoint trois autres détenus qataris dans les prisons saoudiennes.

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