Arabie saoudite: Un hashtag mobilise les saoudiens pour dénoncer les violations du régime   

Courrier arabe

Le célèbre compte twitter « Mo’takali al-rai » (détenus d’opinion) qui se voue aux détenus politiques en Arabie saoudite a invité les familles des activistes détenus dans les prisons saoudiennes à parler des souffrances de leurs proches derrière les barreaux, affirmant que le monde devra tenir compte des violations commises à l’intérieure des prisons saoudiennes.

Le compte des détenus politiques a exprimé, dans un autre tweet,  sa désolation envers l’absentéisme des médias saoudiens et leur négligence face à la souffrance des détenus et a critiqué le fait que leurs familles soient obligées de recourir aux médias étrangers pour se demander du sort de leurs enfants.

Il écrit «c’est triste que les enfants du pays, soient obligés de se tourner vers les médias étrangers pour connaitre le sort de leurs enfants, les autorités doivent , au moins, tenir leurs proches au courant du lieu de détention de leurs enfants et de leurs situations, et de les autoriser à les contacter, en sachant que la détention est d’ores et déjà invalide. »

Le hashtag «#سأحكي» (je vais raconter), a marqué beaucoup de participations, les Saoudiens ont décidé de parler poussés par plusieurs motifs:

Insister sur l’importance du hashtag

Un activiste saoudien a tenu à renouveler son invitation aux familles des détenus et des portés disparus en Arabie saoudite, afin de faire usage du hashtag pour tenir le monde au courant de leurs souffrances.

«J’appelle encore à parler des victimes à travers le hashtag, les pires violations ont été commises durent le silence, le harcèlement sexuelle des activistes, la torture barbare comme avec Mohadded Al-Bajadi et Yasser Al-Ayyaf, l’assassinat comme avec le docteur Ahmed Al-Ammari et la disparition forcée comme avec Abderrahmane Al-Sadhane et Merouane Al-Merissi et Turki Al-Jasser. », a déclaré Yahia Ossiri.

Dénoncer les violations injustes

A son tour, l’activiste Ali Hachim dont la famille est interdite de quitter le pays, a écrit sur twitter: «Je vais raconter l’histoire d’une famille pauvre du Gattif, la famille souffrait, en plus sa grande pauvreté d’une grave discrimination. Un jour, les enfants ont décidé de sortir dans des manifestations pacifiques pour proclamer leurs droits et demander à améliorer leurs conditions de vie, le père fut arrêté pour obliger ses enfants à se rendre aux autorités saoudiennes, … durant la compagne de sécurité à Gattif, les enfants furent assassinés.».

Rompre le silence

Quant à l’activiste et l’opposant saoudien Omar Ben Abdelaziz, il a demandé aux familles des victimes et des disparus depuis plus d’une année sans aucunes nouvelles, de parler à travers le hashtag pour se faire entendre le plus vite possible.

Il écrit « « je vais raconter » est le parloir des familles des détenus qui cherchent leurs proches disparus depuis plus d’une année sans être permis de les voir ou de les contacter, toute une année, les scénarios diffèrent sur leurs sorts et les autorités ne répondent pas».

L’Arabie saoudite vie au rythme des détentions abusives et arbitraires depuis plusieurs années, sauf qu’avec l’arrivée de Mohammed Ben Salmane au pouvoir, le rythme s’est accéléré dégradant les conditions des droits de l’homme au royaume.

Aujourd’hui, les activistes saoudiens tentent de dénoncer les pratiques du régime espérant que la communauté internationale puisse intervenir, et au plus vite, pour sauver ceux qui peuvent encore être sauvés.

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