Attaque de couteau à Nice : Arabes et Musulmans dénoncent un «acte terroriste» et «barbare»

Courrier arabe

Plusieurs organisations et pays arabes et islamiques ont dénoncé l’attaque de couteau qui s’est produite jeudi à Nice, au sud de la France, et suite à laquelle 3 personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées.

Le cheikh de la mosquée d’al-Azhar, Ahmad Tayeb fut l’un des premiers à s’exprimer, dénonçant l’attaque qui s’est produite au sud de la France, et soulignant que «rien au monde ne pouvait justifier ces crimes, qui contredisent les normes de l’islam et aussi celles de toutes les autres religions».

Le cheikh Tayeb a mis en garde contre «l’escalade des discours de la haine, spécialement ceux qui portent atteinte aux symboles et aux dogmes religieux».

De suite, le Qatar «a dénoncé et regretté l’attaque, qui s’est produite à l’intérieur de l’église», lors d’un communiqué publié par son ministère des Affaires étrangères.

Il affirma : «Le Qatar s’oppose à la violence et le terrorisme quel qu’en soient les raisons et les motifs, et refuse que les lieux de prière soient ciblés et que les fidèles soient terrorisés».

Il avait aussi présenté «les condoléances aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple français», espérant «bon rétablissement aux blessés».

Depuis la Turquie, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé, lors d’un communiqué, l’attaque qui s’est produite à l’intérieur de l’église de Notre-Dame.

Ankara signala : «Il est clair que ceux qui ont commis l’attaque barbare, dans un lieu saint réservé à la prière, ne peuvent avoir aucune valeur religieuse, humaine ou éthique», affirmant «sa solidarité avec le peuple français, face au terrorisme et à la violence».

De sa part, l’Union internationale des savants musulmans a dénoncé «le crime barbare, qui qu’en soit l’auteur, et quel qu’en soient les motifs ou les fins».

Le président de l’union Ahmed al-Raysouni, et son secrétaire général, Ali al-Qura Daghi, avaient noté lors d’un communiqué, «Nous affirmons encore une fois, que l’islam et la communauté musulmane sont innocents de ce crime, et nous signalons que l’islam prohibe ce type d’actions qui contredisent ses principes et ses normes».

L’Union appela «les musulmans, spécialement ceux qui se trouvent dans les pays européens, à ne pas faner à combattre l’extrémisme, la violence et le terrorisme et à travailler pour répandre la paix et la tolérance».

De son côté, la Jordanie a dénoncé l’attaque, notant à travers le porte-parole de son MAE, Dayfa Allah al-Fayez,  que «le royaume jordanien dénonçait et refusait le crime terroriste».

Il a également noté que «son pays refusait tout type de violence et de terrorisme et insiste sur l’importance du renforcement de la collaboration internationale pour lutter contre le terrorisme et la haine et installer la paix et le respect».

Par ailleurs, le Premier ministre libanais par intérim, Saad al-Hariri, a noté sur son compte Twitter, à l’occasion de l’anniversire du prophète Mahomet : «Le terrorisme n’a pas de religion, et tous les musulmans sont appelés à rejeter cet acte criminel qui n’a aucune liaison avec notre religion ni avec notre prophète».

Notons toutefois que l’attaque s’est produite deux semaines après l’attaque où un professeur avait été décapité, pour avoir présenté des caricatures outrageuses au prophète Mahomet à ses élèves, lors d’un cours présenté sur la liberté d’expression.

Dès lors, l’atteinte à la personne du prophète Mahomet a suscité une vague de colère dans le monde musulman, et des appels furent lancés pour boycotter les produits français, après que Macron avait déclaré que «la republication des caricatures de Charlie Hebdo était une liberté d’expression».

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