Crise du Golfe : le Qatar se dit toujours ouvert au dialogue inconditionnel

Courrier arabe

L’ambassade du Qatar à Washington a déclaré que Doha était toujours ouverte au dialogue inconditionnel pour résoudre la crise du Golfe, signalant que les pays originaires de son blocus avaient refusé la main qui leur avait été tendue pour mettre fin au conflit.

Vendredi, l’ambassade de Doha aux États-Unis a publié un communiqué, en réponse aux déclarations qu’Anwar Gargash, le ministre d’État émirati pour les Affaires étrangères, avait lancé lors d’une vidéo-conférence tenue par l’Institut du Moyen-Orient, à Washington.

Le communiqué, publié sur la page officielle de l’ambassade, a affirmé que «Doha était ouverte au dialogue inconditionnel pour résoudre la crise du Golfe», signalant que «les pays originaires de son blocus avaient refusé le dialogue proposé par l’administration américaine, en vue d’unifier le front du Conseil coopératif des États du Golfe».

«Le monde se rappelle toujours de la liste des 13 conditions placées par les pays originaires du blocus», avait-il noté, signalant que «le Qatar avait entamé des démarches légales, présentant les mesures imposées par les pays originaires du blocus à la Cour pénale internationale (CPI), l’Organisation internationale de l’aviation civile et l’Organisation internationale du commerce», et affirmant que «l’autre partie de l’affaire n’avait pas pu présenter la moindre preuve contre le Qatar».

Le communiqué a également noté «qu’en 2018, la CPI avait approuvé la demande déposée par le Qatar, pour entreprendre des mesures temporaires, qui obligeraient les EAU à arranger les regroupements familiaux, à permettre aux Qataris d’accéder aux tribunaux et aux institutions juridiques émiraties, et à offrir aux étudiants qataris la chance de poursuivre leurs études aux EAU ou d’obtenir leurs registres.

Dans ce contexte, il importe de signaler que Gargash avait déclaré que les EAU soutenaient les mouvements déployés par l’Arabie saoudite, dans le but de parvenir à résoudre la crise du Golfe, tout en affirmant que «la solution se trouvait entre les mains des Qataris».

Rappelons que la crise du Golfe s’est déclenchée le 5 juin 2017, après que Riyad, Manama, Abu Dhabi et le Caire aient imposé un blocus aérien maritime et terrestre à Doha comme sanction pour les accusations de liaison aux groupes terroristes qui lui avaient été collées au dos.

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