Des mercenaires russes au Mozambique cherchant de nouveaux enjeux, selon un rapport médiatique    

Courrier arabe

Un récent rapport médiatique a révélé la présence de mercenaires russes, appartenant au groupe militaire privé russe «Wagner», au «Mozambique», combattant au côté des forces gouvernementales, pour lutter contre les islamistes armés, au nord du pays.

Réalisé par la chaîne américaine d’information en continu «CNN», le rapport diffusé vendredi, raconta selon plusieurs sources, que les mercenaires russes avaient encaissé de lourdes pertes au Mozambique, parlant de la mort récente au combat de deux d’entre eux, âgés entre 28 et 31 ans, et signalant que des rapport non officiels notaient des dizaines de morts.

Selon «CNN», «plus de 160 combattants russes auraient été envoyés en septembre dernier», suite à la visite du président mozambiquien «Philippe Nyusi» à Moscow, lors de laquelle il aurait signé des conventions dans les domaines de l’énergie, de la défense et de la sécurité.

Elle indiqua également, que les mercenaires, équipés d’armes russes développées, s’étaient présentés au pays, quelques jours plus tard, à bord d’un avion de transport russe.

Une présence peu réjouissante

Le reportage démontra que les mercenaires se centraient dans la ville côtière de «Mocimboa da brain», et qu’ils participaient à des opérations militaires avec les forces de l’armée locale, tout au long des frontières avec la Tanzanie, bien qu’il ait signalé selon des sources locales, «qu’ils s’entendaient mal avec les soldats mozambiquiens, et que ces derniers avaient refusé de participer à des opérations avec eux».

Il indiqua par la suite, les véritables raisons de l’implication russe au pays, en exposant les enjeux économiques, qui s’étendent des réserves de gaz, aux mines d’or et de diamants, bien qu’il estima que «pour s’imposer là-bas, la Russie aura besoin de bien plus qu’une poignée de mercenaires», en rappelant que l’ennemi auquel elle était confronté, était redoutable et sanguinaire.

Depuis 2017 le nord du Mozambique, riche en gaz, et à majorité musulmane, a été déclaré «nouvelle province Afrique centrale» de l’Etat islamique, et se voit dominé par les islamistes radicaux, qui prétendent l’application de la charia et tyrannisent la population.

La région devient vite un théâtre de combat entre les forces de l’armée nationale, qui tentent de rallier les zones au reste du pays, et entre « les islamistes », déterminés à y rester et à en y instaurer « un véritable état islamique ».

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