Le président Soudanais Omar el-Béchir a effectué une visite de quelques heures, ce dimanche 27 janvier, en Egypte au cours de laquelle il a été reçu par son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Après le Qatar, l’Egypte est le second pays que le président Béchir visite depuis le début des manifestations sanglantes réclamant son départ, il y a plus d’un mois. La plupart des pays arabes n’ont pas signé les accords de la Cour pénale internationale qui a lancé deux mandats d’arrêt contre le président soudanais pour « crimes contre l’humanité » et « génocide » au Darfour.

Passage en revue de la garde, hymnes nationaux et tapis rouge… Omar al-Béchir a eu droit à tous les honneurs officiels, lors de sa brève visite en Egypte, un soutien symbolique dont le président soudanais a besoin pour tenter de faire face à la violente contestation qui réclame son départ au Soudan.

Le président soudanais Omar el-Béchir a changé d’attitude à l’égard du différend entre l’Egypte et l’Ethiopie sur la répartition des eaux du Nil. Béchir a déclaré qu’il allait oeuvrer auprès de l’Ethiopie pour assurer à l’Egypte comme au Soudan sa juste part des eaux du Nil.

Le président soudanais penchait plutôt du côté de l’Ethiopie qui a construit un gigantesque barrage sur le Nil bleu qui fournit 85 % des eaux parvenant à l’Egypte mais qui affecte beaucoup moins le Soudan qui a d’autres sources d’eau.

En contrepartie, Béchir veut le soutien politique de l’Egypte face à la contestation à laquelle il est confronté en ce moment. Une contestation qu’il a estimée exagérée par les médias régionaux et internationaux.

Même si les autorités égyptiennes parlent de relations éternelles entre l’Egypte et le Soudan, il reste à savoir si ce soutien restera indéfectible en cas de détérioration grave de la situation au Soudan.

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