vendredi, mai 7, 2021

Irak: Grève générale en soutien aux manifestations, et le gouvernement redoute des infiltrations à «la Place al-Tahrir»

Courrier arabe

En Irak, la grève a couvert la capitale Bagdad, ainsi que plusieurs provinces du centre et du sud du pays, en soutien aux manifestants, qui proclament la destitution du gouvernement, au moment où le ministre de la Défense parla d’infiltration de la sécurité à la «Place al-Tahrir».

Plusieurs médias ont rapporté, aujourd’hui dimanche, que les institutions gouvernementales des villes du sud de l’Irak étaient toutes fermées, notant que certaines régions étaient allées jusqu’à prendre la journée comme congé officiel.

Une répression et des infiltrations menaçantes

De leur côté, les forces gouvernementales irakiennes ont renforcé leur présence dans les rues, se préparant à d’éventuelles dégénérations ou trouble de l’ordre.

À l’ombre de ces circonstances, le ministre irakien de la Défense «Najah al-Shamri» a déclaré que les manifestations populaires, tenues à la «Place al-Tahrir» à Bagdad, étaient exposé à une dangereuse infiltration de la sécurité, expliquant qu’il s’agissait «d’hommes armés tirant à balles réelles sur les manifestants et les forces de l’ordre».

Le ministre nota que dernièrement, les autorités avaient pu interpeller plus de 200 de ces hommes armés, et affirma qu’ils étaient actuellement suivis par des enquêtes minutieuses.

Et bien qu’il ait nié avoir ordonné ses forces de faire usage de balles réelles contre les manifestants, il indiqua que les soldats tiraient parfois des bombes lacrymogènes directement sur les manifestants, ce qui avait causé les cas de décès, notamment lorsque la tête était visait » avait-t-il déploré.

Rappelons que les Irakiens se manifestent depuis plus de trois semaines, contre la corruption et la mauvaise qualité de vie, appelant à la destitution du gouvernement, qu’ils jugent incapable de diriger le pays, et proclamant des réformes sur les lois des élections.

Avec plus de 300 morts et mille blessés, le gouvernement, qui refuse de démissionner et insiste sur des réformes ministérielles superficielles, pousse le peuple vers des escalades imprévisibles, plaçant le pays sur les rives d’une guerre civile sans précédent.

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