mardi, juin 15, 2021

Irak : Retour de près de 200 familles chrétiennes déplacées à Ninive

Les autorités irakiennes ont annoncé, jeudi, le retour de 200 familles chrétiennes déplacées dans leurs régions d’origine, dans la province de Ninive, dans le nord du pays.

C’est ce qu’a fait savoir le maire de Mossoul, Zuhair Al-Araji, dans un communiqué rendu public.

 »200 familles chrétiennes déplacées dans la région du Kurdistan, nord de l’Irak, ont pu regagner leurs villes d’origine, à savoir la province de Ninive », a-t-il dit.

Et d’ajouter sans préciser leur nombre, que de nombreuses autres familles chrétiennes déplacées préparent leur retour chez eux, après plusieurs années de déplacement.

Le Mouvement démocratique assyrien (MDA) a récemment révélé que près de 120 000 chrétiens ont été contraints de fuir la ville de Mossoul, suite à l’invasion de Daech en 2014.

Cependant, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a mis en garde contre la fermeture des camps, soulignant le danger que pourraient rencontrer les déplacés, à leur retour chez eux. « Cette décision pourrait laisser des centaines de milliers de personnes déplacées sans abri, après la destruction de leurs maisons lors des affrontements avec Daech et ce, dans l’absence d’une stratégie de planification urbanistique et l’instabilité sécuritaire », explique l’ONG.

Dimanche, le ministère irakien de la migration et des déplacements a annoncé, dans un communiqué, la fermeture de plusieurs camps dans diverses provinces, à savoir Kirkouk, Salah al-Din (nord) et Anbar (ouest), ajoutant que le reste des camps sera fermé d’ici 2021.

D’après la même source, près d’un million et demi de personnes déplacées reviendront dans leurs villes d’origine.

Des millions d’Irakiens ont fui les provinces de Ninive, Kirkouk, Salah al-Din (nord), Anbar (ouest), Diyala (est) et Babylone (sud), à la suite du conflit avec Daech en 2014.

D’après les Nations Unies, au moins 5,5 millions d’Irakiens ont été contraints d’abandonner leur foyer et de se réfugier dans des pays voisins comme la Turquie ou l’Union européenne.

Il est à noter que le nombreuses personnes déplacées ne peuvent toujours pas retourner chez eux en raison de la destruction de leurs maisons pendant la guerre. Outre, le manque d’infrastructures de base et l’instabilité sécuritaire.

SourceAgences

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