samedi, novembre 27, 2021

La crise du Golfe : Éclairés par le Koweït, ces passages ont frayé le chemin de la résolution  

Courrier arabe

Un  communiqué publié, vendredi, le 4 décembre 2020, par le Koweït, le pays qui s’est donné à cœur pour la médiation vers la résolution de la crise du Golfe, a annoncé que «les efforts fournis dans cette affaire avait enfin donné leurs fruits», affirmant que la réconciliation était proche.

L’annonce a soulagé toutes les parties qui s’étaient mobilisées pour tenter de ressouder le lien brisé entre les pays voisins, depuis le déclenchement de la crise du Golfe, il y’a 3 ans et demi, et a couronné les appels de réconciliations qui furent lancés, pour réunir le Qatar et les pays originaires de son blocus autours d’une table de négociations.

Dans ce qui suit, la rédaction Courrier arabe présente un résumé des passages qui ont frayé le chemin de la résolution de la crise, dès son déclenchement le 3 juin 2017.

  • Le 8 juin 2017 : Le Koweït s’engage à réconcilier «les frères» 

Dès les premiers jours du déclenchement de la crise, le défunt émir du Koweït, le cheikh Sobah al-Ahmasdal-Sobah, a décidé de réconcilier les pays frères.

Le 8 juin 2017, l’émir koweitien s’est rendu en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis (EAU).

Il a également discuté avec l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, l’affirmant «qu’il tenait à résoudre la crise et à rétablir les relations et l’unité des pays du Conseil coopératif du Golfe (CCG)», selon les déclarations médiatiques annoncées à l’époque.

Les médias avaient également souligné que «le Qatar avait félicité la médiation, tendant la main pour un dialogue directe, à condition que son blocus soit d’abord levé».

  • Le 8 septembre 2017 : L’émir du Qatar parle au prince héritier d’Arabie saoudite

Après la visite de du cheikh al-Sobah, l’émir du Qatar a reçu un appel téléphonique, le 8 septembre 2017, de la part du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (MBS).

L’agence de presse qatarie (QNA), avait signalé que «les deux chefs d’Etats avaient discuté les évolutions de la crise, à l’ombre des efforts déployés par le Koweït pour trouver des résolutions diplomatiques, garantissant la sécurité et la stabilité de la région».

La QNA nota que «l’appel fut coordonné par le président américain, Donald Trump».

  • Le 8 septembre 2017 : L’émir du Koweït empêche une intervention militaire contre le Qatar  

Le même jour de l’appel, depuis Washington, lors d’une conférence de presse organisée à l’époque entre Donald Trump et l’émir du Koweït, ce dernier avait annoncé avoir pu éviter et empêcher une intervention militaire programmée contre le Qatar.

«Grace à Dieu, le plus important c’est que nous avions empêché une intervention militaire», avait-il déclaré, en signalant «avoir reçu une réponse de la part de Doha, lui confirmant sa disposition à discuter les 13 conditions exigées par les pays originaires de son blocus».

  • Le 22 octobre 2017 : Les Américains cherchent une résolution à la crise  

Washington à son tour n’a pas cessez de lancer des appels, exigeant la résolution de la crise.

Le 22 octobre 2017, l’émir du Qatar reçoit le ministre américain des Affaires étrangères, Rex Tillerson, et discute avec lui des dernières évolutions de la crise du Golfe.

Selon la QNA, «Tillerson avait affirmé au cheikh Tamim que Washington soutenait la médiation du Koweït et qu’elle espérait une résolution proche».

  • Le 5 septembre 2017 : Le Koweït propose une initiative lors du sommet du CCG

Les efforts déployés par le Koweït ne se sont arrêtés. Durant le 38e sommet du CCG, organisé au Koweït et lors duquel l’émir du Qatar était présent, alors que les deux princes héritiers des EAU et de l’Arabie saoudite étaient absents, le défunt émir du Koweït a proposé à la mise en œuvre «d’un dispositif pour résoudre le conflit entre les pays du CCG».

  • Le 29  avril 2018 : Pompeo en Arabie saoudite pour tenter de résoudre la crise

Dans le cadre des efforts américains engagés au niveau du dossier de la crise du Golfe, Pompeo s’est rendu en Arabie saoudite, à le rencontre du roi Salmane ben Abdelaziz et de son prince héritier, MBS, discutant en privé des possibilités pour résoudre le conflit avec le Qatar.

  • Le 10 décembre 2019 : Le Qatar participe au sommet du CCG en Arabie saoudite

Bien que la crise soit toujours en cours, le Qatar a participé au 40e sommet du CCG, organisé en Arabie saoudite.

Doha a envoyé comme représentant, son Premier ministre, le cheikh Abdullah ben Naceur ben Khalifa al-Thani, qui fut reçu par le roi Salman en personne.

Bien que des airs d’esprit bon enfant fussent remarquées, aucun progrès n’a été annoncé au sujet de la crise.

  • Le 23 avril 2020 : Trump demande à ben Zayed de résoudre la crise

Affirmant ne pas avoir lâché le dossier du Golfe, le président américain, Donald Trump, a demandé au prince héritier des EAU, Mohamed ben Zayed d’entreprendre des mesures pour résoudre la crise du Golfe.

Lors de l’appel téléphonique qui les avait lié, le 23 avril 2020, Trump affirma l’importance de la résolution de la crise et souligna la nécessité de la collaboration entre les pays des Golfe pour vaincre le coronavirus et diminuer les dégâts économiques.

  • Le 18 mai 2020 : Le Sultanat d’Oman monte à bord du train des médiations

N’ayant pas accepté la situation dans la région, le Sultanat d’Oman s’est à son tour engagé pour mener des efforts et tenter de résoudre la crise.

Le sultan du pays, Haytham ben Tarik, est allé à la rencontre de l’émir qatari, lui indiquant que la situation devait se régler au plus vite.

  • Le 4 décembre 2020 : Le Koweït annonce la cueillette

Après le long marathon des mobilisations arabes, régionales et internationales, le MAE du Koweït, le cheikh Ahmad Naceur al-Sobah a annoncé, vendredi, que «les efforts fournis par la direction politique du Koweït avait donné leurs fruits».

Il expliqua lors d’un bref communiqué que «toutes les parties ayant participées aux négociations pour la réconciliation avaient affirmé leur soutien à la stabilité du Golfe», remerciant Jared Kushner, le haut conseiller du président américain Donald Trump, pour sa mobilisation.

Il est à noter que dès la publication du communiqué du Koweït, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Sultanat d’Oman et le CCG ont félicité les efforts fournis pour la résolution de la crise, espérant célébrer bientôt «le regroupement des frères».

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