La France insoumise lance un « référendum anti-Macron ».

Les Insoumis entendent faire des Européennes un « référendum anti-Macron ».

Le vent soufflait fort ce vendredi matin au Parc Chanot de Marseille (Bouches-du-Rhône), où la France insoumise tient sa deuxième rentrée politique. Et ce sont les oreilles d’Emmanuel Macron que les cadres du mouvement ont fait siffler en ouverture de ce week-end de formation militante.

Les responsables du mouvement populiste de gauche ont multiplié les charges contre la politique menée par le président de la République, l’installant comme leur adversaire numéro 1 d’une nouvelle année politique qui s’annonce intense, tant sur le plan des réformes prévues par le gouvernement (institutions, retraites…) qu’en vue des élections européennes en mai 2019.

« Non content d’avoir déjà saboté le Code du travail, il veut continuer à faire sauter toutes les digues de notre République. La prochaine, c’est la question des retraites », a taclé le jeune député du Nord Adrien Quatennens lors d’une conférence de presse, estimant que le gouvernement actuel poursuit la politique initiée par Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Les Insoumis prétendent également utiliser leur week-end de formation pour faire « le bilan d’un an de non-écologie », a avancé la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, brocardant « l’inaction » présumée du ministre de l’environnement Nicolas Hulot.

Les Européennes en ligne de mire

Cette rentrée marque aussi le lancement de la campagne pour les Européennes – la liste des Insoumis est déjà presque bouclée, même si elle a provoqué de nombreuses polémiques internes – dont les partisans de Mélenchon souhaitent faire un « référendum anti-Macron ».

Ayant l’année passée échoué à faire échec à la politique menée par le président de la République, dans la rue comme à l’Assemblée, les Insoumis espèrent lui faire barrage dans les urnes. Et ce, même si pour le moment, la gauche part profondément divisée aux Européennes, et que la liste LREM-Modem reste très largement en tête des intentions de vote.

« Ce sera le premier test national pour Emmanuel Macron, l’opportunité pour les Français d’aller le chercher, une manière d’exprimer leur colère », veut croire Manuel Bompard, directeur des campagnes de la FI et co-tête de liste insoumise. Lui prédit « une année de lutte » sociale et « les amphis de la FI doivent permettre de préparer cette bataille ».

Les Insoumis veulent faire de leur rassemblement annuel un lieu de discussion et d’échange multi-partisan, accusant la REM de « refuser le dialogue au sein de l’assemblée ». Des cadres hamonistes, socialistes, écologistes et même des Républicains y sont attendus pour débattre. Quelque 3000 à 3500 sympathisants sont annoncés à Marseille. Jean-Luc Mélenchon prendra lui la parole ce samedi à 17h30.

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