La Gambie a engagé, lundi, une procédure judiciaire contre le Myanmar devant la Cour internationale de Justice, principal organe judiciaire des Nations Unies, pour génocide contre la minorité Rohingya.

La Gambie a appelé la Cour internationale « à prendre des mesures pour mettre immédiatement fin au génocide perpétré par le Myanmar », selon l’Associated Press.

La Gambie a déposé la plainte au nom de l’OCI.

Le ministre gambien de la Justice, Abubakar Marie Tambadou, a déclaré qu’il souhaitait « faire comprendre au Myanmar et au reste de la communauté internationale que le monde ne devrait pas rester les bras croisés et ne rien faire face aux horribles atrocités qui nous entourent ».

Il a ajouté: « C’est une honte pour notre génération de ne rien faire pendant que le génocide se déroule sous nos yeux », a déclaré la même source.

Il a également souligné que la Gambie, dans le cadre de son procès, appelle à ce que « justice soit rendue et que les responsabilités soient établies concernant le génocide perpétré par le Myanmar contre les Rohingyas ».

Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait demandé, en juillet dernier, aux avocats de la Cour d’autoriser une enquête officielle sur les allégations de crimes contre l’humanité dirigés contre la minorité musulmane Rohingya du Myanmar.

Depuis le 25 août 2017, l’armée au Myanmar et les milices bouddhistes ont lancé une campagne militaire et des massacres brutaux contre les Rohingyas dans la province d’Arakan (Rakhine).

Les crimes, toujours en cours, ont fait des milliers de morts dans les rangs des Rohingyas, selon des sources locales et internationales concordantes, ainsi que près d’un million de réfugiés au Bangladesh, selon les Nations Unies.

Le gouvernement du Myanmar considère les Rohingyas comme des « migrants en situation irrégulière » du Bangladesh, alors que les Nations Unies les classent comme « la minorité la plus persécutée au monde ».

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