lundi, mars 8, 2021

« Le deal du siècle vise le Liban et nous refusons la naturalisation des réfugiés », dit Nasrallah

Le Secrétaire général du parti libanais « Hezbollah », Hassan Nasrallah, a considéré que « l’Accord du siècle » vise le territoire libanais « occupé par Israël » et « la naturalisation des réfugiés», que le Liban refuse.

C’est ce qui ressort d’un discours télévisé, suivi par la correspondante d’Anadolu.

Nasrallah a ajouté que « l’Accord du siècle n’est pas un accord car il n’y a pas eu de concertations avec les Palestiniens, il s’agit d’un plan israélien adopté par Trump pour liquider la Cause palestinienne ».

Il a poursuivi que « le plan de Trump vise le Liban sur plusieurs niveaux car il offre le territoire libanais occupé à Israël et prévoit la naturalisation des réfugiés, ce qui est totalement refusé au Liban ».

« S’il existe des craintes au Liban quant à la naturalisation des réfugiés, nous devons les respecter », a souligné le leader de Hezbollah.

La question de la naturalisation des réfugiés palestiniens au Liban préoccupe en grande partie la classe politique au Liban.

Des parties politiques libanaises avaient, précédemment, accusé l’ex Premier ministre, Rafik Hariri, d’être responsable de la naturalisation des Palestiniens dans le pays, à la suite de l’annonce américaine du prétendu « Accord du siècle ».

Vendredi dernier, Hariri avait démenti les accusations portées contre son père et avait indiqué que «la naturalisation des réfugiés dans le pays n’est pas faisable et la constitution l’empêche».

Il convient de noter qu’un nouveau gouvernement avait été formé au Liban, le 21 janvier dernier, présidé par Hassan Diab, après plusieurs mois d’attente.

Le nouveau gouvernement succède à celui de Hariri, qui a démissionné le 29 octobre dernier, sous l’effet d’un soulèvement populaire déclenché le 17 octobre 2019.

Les protestataires au Liban revendiquaient un gouvernement composé d’indépendants compétents pour traiter la situation politique et économique au Liban, un pays qui souffre de la pire crise économique depuis la guerre civile de 1975-1990.

Ils revendiquent également la tenue d’élections législatives anticipées, l’indépendance de la Justice et le départ de la classe politique au pouvoir, accusée de corruption et d’incompétence.

SourceAgences

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