mercredi, janvier 20, 2021

Le gouvernement égyptien à la chasse aux activistes pour tester les réactions internationales

Courrier arabe

Des sources diplomatiques égyptiennes ont affirmé que «l’affaire de la détention des responsables de l’organisation «Initiative égyptienne des droits personnels» (EIPR) était un plan mis en place par le régime égyptien pour tester les réactions internationales et leur impact sur les relations avec le Caire».

Les sources ont affirmé au journal al-Araby al-Jadeed que «les trois activistes responsables de l’EIPR avait été convoqué, lundi, pour une audience d’enquête au siège du procureur général de la sécurité nationale du Caire, au milieu d’une large solidarité internationale».

«À l’origine, l’interpellation fut menée pour tester la réaction des capitales occidentales et pour voir si les pays qui soutiennent les droits de l’homme allaient se limiter à une classique dénonciation ou s’ils allaient agir différemment», avaient-elles indiqué, soulignant que «malgré les appels lancés par plusieurs pays étrangers, les autorités égyptiennes raisonnaient différemment».

Elles ajoutent : «Pour le régime d’al-Sissi, les pressions étrangères sont jusque-là faibles», en précisant que «les autorités redoutaient des discours officiels, alors que cela ne s’est pas produit».

«Cependant, des rapports réalisés pour estimer les positions diplomatiques furent présentés à l’administration d’al-Sissi», avaient-elles mentionné, en affirmant que «ces derniers étaient moins optimistes, et qu’ils contenaient des mises en garde, contre des changements pouvant, à long terme, affecter les domaines de collaboration sécuritaire et du développement».

Toutefois, les sources qui estimèrent que «l’affaire pouvait être résolue prochainement, comme cadeau pour séduire la direction du nouveau président américain, Joe Biden», avait affirmé que « les interpellations étaient un avertissement envoyé à la communauté humanitaire égyptienne, pour l’obliger à respecter les lignes imposées par le régime sur la nouvelle liste de la loi du travail communautaire, dont l’annonce est prévue le mois prochain».

Elles ont indiqué que «les jours à venir pouvaient être cruciaux pour les ONG humanitaires, en Égypte», indiquant «qu’elles seraient ciblées par les autorités égyptiennes, qui cherche à les liquider et à confisquer leurs actions financières».

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