Alors qu’ils se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie, des enfants orphelins ont été rapatriés en France vendredi. Les autorités françaises ont remercié les Forces démocratiques syriennes pour leur coopération.

Plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de cinq ans et moins, ont été rapatriés de Syrie par les autorités françaises, alors qu’ils se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, vendredi 15 mars.

Cette décision a été prise « au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables », écrit dans un communiqué le ministère. Le texte ne précise pas le nombre d’enfants concernés.

Ces derniers font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier, ils ont été remis aux « autorités judiciaires » et les « proches concernés » ont été informés de leur retours, précise le ministère.

Le ministère a par ailleurs remercié les Forces démocratiques syriennes, une coalition de groupes armés kurdes, « de leur coopération, qui a rendu possible cette issue ».

Le cas des enfants de jihadistes constitue un casse-tête pour les capitales européennes. Selon la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, la majorité des ressortissants français détenus dans des camps du Kurdistan syrien – environ 150 selon des sources françaises – seraient des enfants.

Mercredi soir, le président Emmanuel Macron semblait avoir douché les espoirs des familles, qui demandent depuis plusieurs mois le retour de leurs enfants, pour les juger en France, et de leurs petits-enfants, au titre de la protection de l’enfance.

« Pour ce qui est des enfants, c’est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale. C’est une approche humanitaire qui est suivie et avec beaucoup de vigilance », avait déclaré M. Macron depuis Nairobi.

« S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes », a par ailleurs souligné vendredi le ministère des Affaires étrangères. « C’est une question de justice et de sécurité à la fois ».

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