Deux journaux très influents, l’américain « Wall Street Journal » et l’italien « la Repubblica » révèlent l’ampleur du soutien apporté par la France et l’Arabie saoudite au maréchal Haftar dans son assaut visant à s’emparer de la capitale libyenne Tripoli et ainsi asseoir sa domination sur le pays.

Un financement saoudien promis

Le journal « Wall Street Journal » a assuré que l’Arabie saoudite s’est engagé en faveur du financement de Haftar. Le quotidien a cité des responsables saoudiens selon lesquels Riyad a promis de payer des millions de dollars à Haftar pour financer ses opérations militaires dans le but de récupérer la capitale libyenne.

Le quotidien américain ajoute que Haftar a accepté l’offre saoudienne durant sa visite à Riyad le 27 Mars dernier, où il a rencontré le roi saoudien, le prince héritier, le ministre de l’intérieur et le chef des renseignements.

La caution politique de Paris

Dans ce contexte, le quotidien italien « La Repubblica » a affirmé que la visite des émissaires de Haftar, y compris son fils Saddam, s’est déroulée à bord d’un avion Falcon, quelques heures après le début de l’attaque contre Tripoli le 5 du mois en cours, et que leur avion a quitté l’aéroport Orly à l’aube du vendredi.

Le journal indique que ses informations proviennent du retracement de la trajectoire de l’avion à travers le site « Flight Radar » qui est fait pour le suivi des mouvements des appareils civiles et commerciaux dans le monde.

Plus tard, le quotidien a reçu des confirmations à propos de cette visite de la part d’une source diplomatique de l’Élysée dont le nom n’est pas cité.

Selon le même journal, la délégation avait également visité, lundi dernier, à bord du même avion la capitale italienne Rome, pour des pourparlers avec le premier ministre Giuseppe Conte sur une trêve potentielle à Tripoli.

Dans le même cadre, le sécrétaire générale de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré lors de sa rencontre avec Khalifa Haftar, que  » ce dernier avait eu le feu vert de soutiens pour lancer son offensive » lesquels empêchent toute condamnation explicite de leur allié.

Auparavant, les autorités françaises ont nié avoir eu connaissance au préalable sur le plan d’attaque de Haftar.

Il est à rappeler que les affrontements qui opposent le gouvernement d’union nationale, reconnu par l’ONU, aux troupes de Khalifa Haftar, contrôlant actuellement l’Est du pays et appuyé par différents pays du Golfe et de l’Égypte se poursuivent depuis le 5 avril.

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