jeudi, novembre 26, 2020

L’épidémie hors de contrôle aux États-Unis, où une «troisième vague» touche un grand nombre d’États

Vendredi 25 octobre, les États-Unis ont comptabilisé un peu plus de 83.000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, surpassant largement le précédent record de 76.843 cas le 17 juillet dernier, qui était alors considéré comme le pic de la deuxième vague. Le terme «third wave» (troisième vague) est ainsi de plus en plus mentionné par les médias américains.

À noter que presque toutes les parties du pays sont touchées par l’épidémie, y compris les États plus «ruraux», alors que celle-ci se propageait plutôt dans les États du sud cet été. D’après le Washington Post, 38 États sont désormais en zone rouge étant donnés des chiffres alarmants en termes d’hospitalisations. En un mois, celles-ci ont augmenté de 40%, précise le New York Times.

Si le nombre de décès quotidiens est toujours plus élevé qu’en avril (plus de 2.000), il a de nouveau dépassé les 1.000 en août et se situe autour de 800 en octobre, pour un total de 224.000 morts, selon les chiffres rapportés le 25 octobre par le Washington Post.

Quid des mois à venir?

Les experts ne se montrent toujours pas optimistes quant à la régression de l’épidémie, contrairement à ce qu’a affirmé Donald Trump lors du dernier débat contre Joe Biden jeudi. Les pics de l’épidémie «sont terminés», a-t-il affirmé, ajoutant que la fameuse «troisième vague» n’existe pas et que la fin de la crise approche.

Le professeur Anthony Fauci, conseiller à la Maison-Blanche sur le coronavirus, a pourtant bel et bien évoqué une «vague d’automne» dont il craignait l’apparition «depuis un bon moment», mais estime qu’il n’est pas trop tard pour «appliquer les mesures de santé publique» sans avoir à «fermer le pays». Il estime qu’il est essentiel de «ne pas arriver aux mois froids d’hiver avec un taux d’infection élevé».

Selon une étude de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), le bilan des victimes aux États-Unis pourrait s’alourdir jusqu’à 500.000 morts d’ici fin février. Patrick Zylberman, professeur d’histoire de la santé à l’École des hautes études en santé publique, déplore que «rien ou quasiment rien n’a été fait à l’échelle nationale», et remet la faute sur Trump qui «passe son temps à dézinguer son principal conseiller santé».

SourceAgences

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