Des centaines de manifestants ont défilé ce vendredi dans le centre d’Alger et d’autres régions pour protester contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat lors des élections législatives du 18 avril, à la suite d’appels lancés par des militants via les sites et les réseaux sociaux.

La manifestation a débuté immédiatement après les prières du vendredi dans plusieurs mosquées de la capitale algérienne et des banlieues avoisinantes.

Des affrontements ont éclaté ce vendredi entre la police algérienne et des centaines de
manifestants qui tentent d’atteindre le siège de la présidence de la République. La police a
utilisé des gaz lacrymogènes après que des manifestants aient tenté de pénétrer dans le cordon de sécurité dans la rue menant à la présidence dans le quartier d’Al-Mouradiah.

Les manifestants ont réagi en jetant des pierres sur la police. Mais, la police a réussi à les
repousser malgré que certains ont continué à jeter des pierres aux forces de sécurité qui ont arrêté certains des manifestants.

« Bouteflika n’est pas content », ont scandé les manifestants, évoquant son frère Bouteflika, qui serait le successeur du président. Ils ont également scandé « Non à la cinquième promesse », « Bouteflika est parti » et « Ouyahia doit partir ». Ils désignent le Premier ministre Ahmed Ouyahia, l’un des plus importants partisans du régime de Bouteflika.

La candidature de Bouteflika à la réélection intervient après que le Front de libération
nationale (NFL), au pouvoir, l’ait choisi comme candidat à l’élection présidentielle. Un certain nombre de partis politiques, de syndicats et d’entreprises ont annoncé leur soutien au président algérien.

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