dimanche, octobre 25, 2020

Les milices de Haftar attaquent les forces du GNA libyen avec du gaz neurotoxique

Le ministre libyen de l’Intérieur, Fathi Bachagha, a accusé, mercredi, les mercenaires de la compagnie russe « Wagner », qui combattent aux cotés des milices du général à la retraite Khalifa Haftar, d’avoir fait usage de gaz neurotoxique, internationalement interdit, contre les forces gouvernementales, au sud de la capitale, Tripoli.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue par Bachagha, dont les plus importants extraits ont été publiés par le centre des médias de l’opération « Volcan de la Colère », relevant du gouvernement libyen.

« Dans l’axe Salah al-Din, nos combattants ont été exposés au gaz neurotoxique des forces de Haftar, ils ont été paralysés puis abattus, et cette action ne peut avoir été effectuée que par (les mercenaires de la compagnie) Wagner », a déclaré Bachagha.

Et d’ajouter : « Le moment est venu pour les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Jordanie et la Russie de cesser de soutenir Haftar et lui permettre de terroriser et de viser des civils. Il est également temps que ces pays cessent de faciliter la propagation de la pandémie de coronavirus en Libye et à l’étranger. »

« Les rapports qui ne s’arrêtent pas sur vos violations, et vos avions militaires qui n’ont pas cessé de violer notre souveraineté sur l’espace aérien de notre pays, sont une honte pour vos régimes que l’histoire retiendra, et des preuves avec lesquelles nous vous poursuivrons devant la communauté internationale, ainsi que les tribunaux internationaux », a-t-il poursuivi

Et le ministre libyen de l’intérieur de renchérir : « Tout le monde a suivi la diffusion de photos et de vidéos de mercenaires soudanais et tchadiens combattant avec Haftar, s’en prenant aux propriétés et aux biens des citoyens libyens déplacés. Honte à ceux qui les ont amenés, et cela ne fait que nous rendre plus aguerris au combat. Nous renverrons les corps de ces mercenaires dans leur pays et nous poursuivrons ceux qui ont participé à les amener devant les tribunaux internationaux. »

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat des pays mentionnés sur les déclarations du ministre libyen, mais Abu Dhabi nie généralement tout soutien militaire à Haftar, et prétend ne pas interférer dans les affaires intérieures d’autres pays.

L’Égypte et la Russie ont précédemment nié soutenir Haftar, tandis que la Jordanie souligne la nécessité d’une solution pacifique en Libye.

Le ministre s’est dit préoccupé par « les tentatives de certains pays hostiles à la Libye (sans plus de précisions) de se faire une place dans le sud », ajoutant : « Nous ne permettrons pas aux étrangers rêvant d’un nouvel impérialisme dans la région d’arriver à leurs fins ».

Lors de la même conférence de presse, Bachagha a souligné que « Haftar a intensifié ses attaques brutales contre des civils, en bombardant sans discrimination des zones résidentielles densément peuplées de Tripoli (la capitale) et en bombardant des hôpitaux, des établissements de santé et des ambulances ».

Il a souligné que tout ceci survient à un moment où le gouvernement d’entente, internationalement reconnu, « déploie des efforts considérables pour contenir la pandémie de coronavirus », avertissant que les attaques continues de Haftar contre des sites civils et des installations médicales compromettaient gravement ces efforts.

Mardi soir, la Libye avait enregistré 59 cas de coronavirus, dont 14 se sont rétablis, alors qu’une personne a succombé à la maladie.

Selon des observateurs, l’intensification des attaques de la milice contre des cibles civiles à Tripoli, intervient pour compenser les lourdes pertes que leur ont infligées récemment les forces du gouvernement d’entente nationale, notamment la perte des villes de la côte ouest du pays, à la frontière tunisienne.

Bien que la milice de Haftar ait annoncé, le 21 mars, avoir approuvé une trêve pour se concentrer sur les efforts pour faire face à la pandémie de coronavirus, elle poursuit une offensive, qui a commencé le 4 avril 2019, pour prendre le contrôle de Tripoli, siège du gouvernement d’entente nationale, internationalement reconnu.

SourceAgences

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