vendredi, juin 25, 2021

Libye: Blackwater a tenté de renverser le gouvernement reconnu par les Nations unies, à deux reprises

Le fondateur de la société de sécurité privée « Blackwater », Erik Prince, avait violé l’embargo de l’ONU sur les armes en Libye et tenté de faire chuter le gouvernement internationalement reconnu, à deux reprises en 2019, a révélé un rapport confidentiel de l’ONU parvenu à l’Agence Anadolu.

Erik Prince avait envoyé des mercenaires étrangers et des armes au général putschiste Khalifa Haftar en 2019, selon le rapport élaboré par des enquêteurs de l’ONU pour le Conseil de Sécurité.

Cette opération de « Blackwater » prévoyait la formation d’un commando pour traquer et tuer de hauts responsables libyens, d’après le même document.

Erik Prince, qui est aussi le frère de l’ancienne ministre de l’Education Betsy DeVos, est le fondateur de la société de sécurité privée Blackwater, dont quatre ex-agents reconnus coupables du meurtre de 14 civils irakiens en 2007 à Bagdad, ont été graciés par Donald Trump en décembre 2020.

Le rapport de l’ONU a évoqué la possibilité que Prince aurait bénéficié du lien qu’il entretenait avec l’administration Trump pour mettre en œuvre l’opération de 80 millions de dollars, en Libye.

Cette opération, baptisée Opus, prévoyait d’enlever et de tuer des personnalités libyennes de premier plan, dont certaines potentiellement détentrices de passeports européens

Le rapport de l’ONU a révélé que trois sociétés basées aux EAU (Lancaster 6 DMCC, L-6 FZE et Opus Capital Asset Limited FZE) avaient été utilisées pour la phase de planification, de gestion et de financement de l’opération.

Ces trois sociétés sont gérées et contrôlées par l’Australien Christian Paul Durand, la Britannique Amanda Kate Perry et l’Afrique du Sud Stephen John Lodge.

Les experts des Nations Unies ont accusé ces entreprises et leurs dirigeants, trois experts occidentaux de la sécurité, d’avoir violé l’embargo de l’ONU sur les armes en Libye.

Alors que les hélicoptères militaires qui allaient être utilisés pour soutenir Haftar devaient être achetés de Jordanie, les autorités jordaniennes avaient arrêté la vente d’hélicoptères le 18 juin 2019, dès qu’elles avaient pris connaissance du plan, ce qui a poussé Prince à changer de cap et à se rendre en Afrique du Sud.

Trois hélicoptères avaient, en effet, été achetés à une société sud-africaine, trois autres à une société émiratie, un avion militaire « Antonov AN-26B » à une société des Bermudes, un avion de reconnaissance « Lasa T. Bird » à une société bulgare, et un autre avion de reconnaissance du Pilatus PC-6 ISR à une compagnie autrichienne.

Selon le rapport, la deuxième tentative de Prince pour renverser le gouvernement légitime avait eu lieu lorsque des équipes de mercenaires de l’opération « Opus » avaient été déployées en Libye pour détruire des cibles majeures en avril et mai 2020.

Les accusations du rapport pourraient conduire à des sanctions à l’encontre de Erik Prince, dont une interdiction de voyager et un gel des comptes et des avoirs, selon les médias américains.

SourceAgences

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