La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a déclaré qu’elle sera ferme en matière de poursuite judiciaire à l’encontre des personnes susceptibles d’implication dans des crimes de guerre, suite à l’offensive lancée, depuis une semaine, par les forces du maréchal retraité Khalifa Haftar contre la capitale libyenne Tripoli.

Bensouda a exprimé ses regrets lors d’un entretien téléphonique avec le président du conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale Fayez Al-Sarraj.

De son côté, Al-Sarraj a assuré à son interlocutrice que la justice libyenne va soumettre à la CPI des dossiers complets sur les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme avec les noms des personnes soupçonnées.

Cette évolution intervient après que des sources libyennes eurent indiqué que les forces de Haftar avaient exécuté un soldat du gouvernement d’union nationale s’appelant « Farés Al-Kakli », après avoir été blessé et fait prisonnier durant une bataille dans le sud de Tripoli.

Des sites d’actualités libyennes ont fait circulé une photo montrant le cadavre d’Al-Kakli attaché à l’avant de l’un des véhicules militaires de Haftar.

L’élimination de ce soldat rappelle les crimes commis par l’armée de Haftar pendant la guerre de 2014, menée contre ses adversaires à Benghazi, là où l’officier Mahmoud Al-Werfalli, des forces spéciales, avait exécuté à lui seul des dizaines de personnes sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Les vidéos des exécutions avaient circulé sur le net, ce qui a poussé la CPI à ordonner l’arrestation d’Al-Werfalli.

Dès le commencement de l’attaque sur Tripoli, La Cour a renouvelé la nécessité de l’exécution du mandat d’arrêt contre cet officier qui, selon des informations, participerait actuellement à l’offensive de Haftar contre la capitale libyenne.

 

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