Alors que les Nations unies s’inquiètent du conflit russo-américain, qui commence à monter à la surface, au sujet de la Libye, les alliés du général à la retraite «Khalifa Haftar» son t occupés à dénoncer l’accord militaire conclu entre la Turquie et le Gouvernement d’union nationale (GNA), à l’image de l’Égypte et de la Grèce.

L’envoyé des Nations unies en Libye «Ghassan Salamé» a affiché de son inquiétude au sujet du conflit russo-américain, qui commence à se manifester en Libye, et ce lors de propos rapportés par l’agence France-Presse.

De leur part, plusieurs analystes affirment aux médias que les jours à venir, seront décisifs pour la Libye, signalant: «Le pays risque bien de tomber entre les mains des parties étrangères, qui n’hésiteront pas à placer d’autres personnalités à la place de Fayez al-Sarraj et de Khalifa Haftar, afin de garantir leur influence».

Selon eux, l’accord conclu par le GNA avec la Turquie, pourra diminuer la crise militaire au sud de Tripoli, «notamment si les Turques décideront d’appuyer militairement les forces du GNA» signalent-ils.

L’accord d’Ankara, un coup dur pour Haftar et ses alliés

La vague de critiques et d’oppositions lancée suite à la signature de l’accord a été large et sévère, au niveau national que régionale. Au moment où le parlement de l’est libyen, s’est objecté à sa signature, prétendant «qu’il n’avait pas été approuvé par la majorité nationale», l’Égypte et la Grèce ont crié son illégitimité, du fait «qu’il contredisait l’accord politique des parties libyennes».

Sur ce, des analystes expliquèrent que «ces objections visaient à entraver l’application de l’accord, car Haftar et ses alliés redoutaient ses conséquences», tout en remettant en question «la légitimité» des accords signés par Haftar, avec la Russie, la France, l’Égypte et leurs alliés, pour se procurer un soutien militaire et logistique.

Il signalèrent également, que le GNA était la seule autorité légitime en Libye, et «qu’il était légitime qu’il signe des accords pour pouvoir faire face à un ennemi soutenu par de grands  pays», en estimant que l’accord d’Ankara pouvait dissuader les alliés de Haftar, «surtout si le prochain sommet de Berlin tranchait en faveur du GNA» avait-il souligné.

Rappelons toutefois, que la Libye est plongée, depuis 2011, dans l’instabilité politique et sécuritaire, à l’ombre des guerres civiles de pouvoir, qui ne cessent de se déchaîner.

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