jeudi, octobre 29, 2020

Libye : l’Algérie et la Tunisie refusent l’ingérence étrangère alors que les discussions se relancent à Hurghada en Égypte

Courrier arabe

Lundi, des discussions se sont lancées à Hurghada, en Égypte, entre des comités sécuritaires et militaires de l’est et de l’ouest libyen, alors que la Tunisie et l’Algérie ont insisté sur l’importance d’établir une résolution politique à la crise libyenne, loin des ingérences étrangères.

La mission d’appui des Nations unies pour la Libye (MANUL) a déclaré tenir, sous son égide, «des discussions concernant le dossier libyen», expliquant «que les rencontres présentaient une extension des pourparlers des commissions militaires conjointes des 5+5».

La MANUL a fait part de sa gratitude envers le gouvernement égyptien «pour les efforts que ce dernier avait fournis, facilitant l’application des importantes discussions et accueillant les comités libyens».

Elle a également remercié les deux comités «qui ont fait preuve d’une position positive et qui ont réagi à l’appel lancé pour instaurer le calme de la situation au centre de la Libye».

«La MANUL espère que les discussions directes mènent à des résultats positifs, et s’attend à ce que ces derniers soient rapidement exposés aux pourparlers des comités militaires conjoints des 5+5 », avait noté le communiqué publié sur la page Facebook officielle de la MANUL.

L’Algérie et la Tunisie refusent l’ingérence étrangère en Libye

Dans ce contexte, le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Bougadoum, a affirmé que «la position adoptée par son pays était identique à celle affichée par la Tunisie concernant le dossier libyen», signalant «qu’il fallait pousser les parties libyennes vers une solution politique, loin des ingérences étrangères».

Ces déclarations se sont présentées lors de la visite que Bougadoum avait tenue lundi à Tunis, rencontrant son homologue tunisien Othman Jerandi, le président tunisien Kaïs Saïed et le Premier ministre Hichem Mechichi.

De sa part, la présidence tunisienne nota, lors d’un communiqué publié suite à la visite du ministre algérien, que «les deux pays se sont mis d’accord pour poursuivre les efforts conjoints, afin de pousser la résolution politique vers un chemin loin des ingérences étrangères, à travers un dialogue constructiviste entre les Libyens, qui garantira la sécurité de la Libye, son unité et sa souveraineté».

Le communiqué indiqua également «qu’il était prévu que le président algérien Abdelmajid Tebboune visite la Tunisie prochainement», et sans évoquer plus de détails, il signala que «les évolutions seront annoncées au moment venu».

Rappelons que la Libye est en crise depuis 2011, qui s’est accentuée avec l’offensive armée que Khalifa Haftar avait menée contre la capitale Tripoli et qui a plongé le pays dans un violent conflit, pendant plus d’une année.

Le 22 aout dernier, les deux parties en conflit ont annoncé un cessez-le-feu, prévoyant d’organiser des élections l’année prochaine, espérant pourvoir faire sortir le pays du chaos.

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