mercredi, janvier 20, 2021

Libye : Le gouvernement de l’Est, pro-Haftar démissionne sous la pression des manifestations populaires

Courrier arabe

Le gouvernement de l’Est libyen, présidé par Abdullah al-Thani, a présenté sa démission, dimanche, à l’ombre de la vague de protestations qui a secoué les villes de l’Est contrôlées par les milices du général à la retraite Khalifa Haftar, faisant un mort, tué par les forces de l’ordre dans la ville d’al-Marj, et plusieurs blessés.

Plusieurs médias libyens ont annoncé depuis quelques heures, que «le gouvernement de l’Est a présenté sa démission à Aguila Saleh, le président de la Chambre des représentants du parlement de Tobrouk», indiquant que « la démission sera discutée lors d’une session qui sera organisée en urgence, mardi ».

De sa part, la chaîne Libya al-Ahrar a publié des images démontrant le siège du gouvernement de l’Est, à Benghazi, en feu, signalant que «des manifestants l’avaient immolé».

Par ailleurs, des ONG humanitaires ont appelé à des enquêtes au sujet de la mort du manifestant Said al-Barasi, tué, samedi soir, à al-Marj, par un coup de feu tiré par les forces de la police.

Les ONG ont signalé que «5 autres manifestants avaient également été blessés, dans la ville d’al-Beydha et d’al-Marj, après avoir été attaqués par les forces de l’ordre», déplorant le fait que «la population sortie pour protester contre les mauvaises conditions de vie soit repoussée par une telle violence».

Manifestations nocturnes interdites à Benghazi

Par ailleurs, la chaîne February a rapporté dimanche soir les déclarations présentées par le porte-parole des milices de Haftar, Ahmed al-Mismari, ayant signalé que «les manifestations nocturnes étaient interdites, à Benghazi».

«Les ordres ont été lancés pour que la situation sécuritaire à Benghazi reste stable », avait-il déclaré, en appelant les forces de l’ordre à «protéger la population qui a le droit de protester pacifiquement pour exprimer ses opinions».

Rappelons que jeudi et vendredi, des manifestations se sont déclenchées, à Benghazi, où des centaines avaient protesté contre la situation de vie « devenues insupportables » et contre la corruption.

Ils ont signalé que «les coupures électriques duraient plusieurs heures, et ont déploré la hausse des prix du carburant et des produits alimentaires».

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