Un récent rapport des Nations unies a révélé que plusieurs pays avaient violé la loi d’interdiction d’armes, imposée à la Libye, citant les Émirats arabes unis (EAU) et le Soudan, en tête de la liste des pays qui approvisionnent le général libyen à la retraite «Khalifa Haftar», et la Turquie comme principal soutien du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA).

Le rapport, qui compte 400 pages, explique que «depuis le lancement de l’offensive armée contre Tripoli, le 4 avril dernier, la Libye était devenu un large terrain de trafic d’armes, de tous types», en signalant que les deux parties libyennes en conflit étaient constamment approvisionnées.

Les actions implicites des EAU

Le rapport accuse les EAU, le Soudan et la Jordanie d’avoir appuyé «Khalifa Haftar», et signale que ses pays lui procuraient toujours des armes, ainsi que des mercenaires et des combattants.

Il continue, en notant implicitement que les EAU, qui lui avaient procuré un navire de guerre irlandais, avaient envoyé, à ses milices, des antiaériens russes de type «Pantsir S-1».

La présence marquante des Soudanais

De même, le rapport rédigé par plusieurs spécialistes internationaux, note que la brigade la plus importante de Haftar, qui s’évalue à mille soldats, provenait du Soudan, et signale que ses membres étaient attachés aux Forces d’intervention rapide (RSF).

Il indique que leur chef «Hemiti» les avait déployés en Libye, depuis le 25 juillet 2019, suite à un contrat signé à Khartoum, entre le Conseil militaire transitionnel soudanais (CMT) et la fameuse compagnie canadienne «Dickens & Madson».

Et selon une copie du contrat jointe au rapport, les spécialistes démontrent que la compagnie avait promis de l’argent au Conseil militaire transitionnel soudanais, en échange d’un soutien militaire accordé à Haftar.

La Turquie fournisseur du GNA

Le rapport affirme que «durant ces derniers mois, des armes développées avaient été envoyées aux deux parties, parlant de drones, de blindés et de missiles anti-char» et accuse la Turquie de soutenir militairement le GNA.

Il dénonce également l’implication continuelle des parties internationales, particulières et gouvernementales, «malgré le fait qu’aucune d’elles n’a pu réaliser une victoire concrète sur terrains» avait-t-il déploré.

Par ailleurs, et contrairement aux révélations médiatiques récentes, qui affirmèrent la présence de milliers de mercenaires russes, soudanais et tchadiens, au sein des combattants des deux partis libyennes, le rapport onusien n’avait pas évoqué l’affaire, laissant penser à diverses explications des spécialistes.

Sur ce, il importe de signaler que les observateurs indiquent que la situation en Libye est en constante escalade, notamment après que la Turquie avait promis d’envoyer des troupes militaires, pour secourir le GNA.

À l’ombre de ses révélations, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, «Ghassan Salamé» prépare une conférence internationale, au début de 2020 à Berlin, pour mettre terme «aux divisions internationales au sujet du dossier libyen» avait-il annoncé.

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