À l’ombre des attaques continuelles des Houthis contre l’Arabie saoudite, l’Iran a avoué -pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en 2015- que  les Gardiens de la révolution islamique fournissaient un soutien logistique et consultatif au groupe yéménite.

Lors d’une interview avec la chaîne chinoise «Phoenix», et transmise par les médias iraniens, le Chef d’État-Major iranien, le général «Mohamed Bakri» a révélé l’appui de son pays au groupe des Houthis, indiquant: «Nous étions en Irak et en Syrie, suite à la demande de leurs gouvernements, les Gardiens de la révolution étaient en charge de ces missions, en fournissant des armes, et des équipements, en plus du soutien consultatif», en affirmant que la situation au Yémen différait largement de celle en Irak et en Syrie.

Même isolé du monde, l’Iran ne lâchera le Yémen

Au sujet du Yémen, Mohamed Bakri expliqua que «le pays était placé sous embargo, et qu’il n’avait aucun contact avec le monde extérieur», il a nié le fait que son pays y envoyait des missiles, signalant : «Depuis un certain temps, il est impossible d’y faire entrer les aides humanitaires, alors pour les armes n’en parlons pas».

Le chef iranien affirma également que «les aides iraniennes fournies aux Houthis se limitaient aux conseils, et aux instructions militaires», et en révélant que les Gardiens de la révolution s’étaient chargés de la mission, il signala que «la république islamique iranienne sera toujours aux côtés du peuple yéménite, jusqu’à ce qu’il libère son pays de la prise des ennemis».

L’Iran et la crise dans la région

Par ailleurs, et en réponse à une question qui lui fut posé au sujet des dernières évolutions régionales, et des probabilités du déclenchement d’une guerre, Bakri déclara que «Téhéran n’a jamais cherché à provoquer une guerre dans la région, et qu’au contraire, elle se bat plus que d’autres pour y établir la paix et la stabilité», tout en signalant qu’en cas de menaces, l’Iran sera tenir tête à ses ennemis.

Des manœuvres conjointes

Sur un autre sujet, le général nota que les relations militaires de son pays avec la Chine étaient en plein essor, révélant que Téhéran avait l’intention de lancer des manœuvres militaires maritimes avec la Russie et la Chine, au nord du Pacifique indien, en décembre prochain.

Notons que Bakri avait visité Pékin, le mois dernier, lors d’une visite officielle en tête d’un haut comité militaire, suite à une invitation de son homologue chinois, une visite présentée par l’Iran comme objet de reconstruction de nouvelles relations entre les pays, en gardant des réserves sur les finalités stratégiques militaires et diplomatiques convoitées.

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