Le comité onusien envoyé en Libye a dénoncé le bombardement du centre de l’équitation à «Jenzour», à l’ouest de Tripoli, en prouvant la responsabilité des milices du général à la retraite Khalifa Haftar au moment où le conseil présidentiel du Gouvernement d’union national libyen (GNA) a proclamé l’addition de Khalifa Haftar dans la liste des sanctions internationales.

Le comité onusien a dénoncé l’attaque, après que «Ahmed al-Mismari», le porte-parole officiel de la direction des milices de Haftar ait nié la responsabilité de ses troupes, affirmant «n’avoir aucun intérêt à bombarder un centre d’équitation».

De l‘autre côté, «Ahmed Abdel Jalil», le porte-parole des forces «des chevaliers» de Jenzour, fidèles au GNA a affirmé lors de déclaration au journal «al-Araby al-Jadeed» que «5 enfants et un homme âgé avaient été touchés dans la frappe».

Le comité onusien a prouvé la culpabilité de Haftar

Suite à une telle tragédie, le comité des Nations unies nota, lors d’un communiqué diffusé lundi, que «les forces de Khalifa Haftar étaient les seules responsables de la tragique attaque, qui a causé de sérieuses blessures aux enfants innocents, et qui a endommagé l’établissement».

Le communiqué signala que son équipe sur place avait établi des évaluations pour identifier la cible, et la nature de l’attaque, affirmant que «l’équipe a certifié que des avions de guerre appartenant aux troupes de Khalifa Haftar avaient largué 4 bombes sur le centre de l’équitation», expliquant clairement que la structure civile ne signalait aucune présence ou représentation militaire.

Le comité onusien déclara que la frappe était tragique, signalant que «le comité affirme encore une fois, que les attaques contre les civils et les structures civiles constituent une grave violation à la loi internationale humanitaire, et à la loi internationale des droits de l’homme, et elles pourraient être considérées comme un crime de guerre».

Le GNA proclame des sanctions internationales

De son côté, le conseil présidentiel du GNA a demandé «qu’on envoie un comité d’enquête, afin d’archiver les graves violations», il a également proclamé l’addition de Khalifa Haftar dans la liste des sanctions internationales, insistant à dénoncer «les continuelles attaques méthodiques des aéroports civils de Maitika et de Misurata», et affirmant que les frappes étaient programmées pour maintenir la fermeture des aéroports, l’unique issue des civils, des malades, et des blessés, qui sont en majorité des enfants, des femmes et des personnes âgées».

Le conseil nota également, dans son communiqué diffusé lundi, que les crimes des milices avaient atteint un degré qui nécessite une position urgente de la communauté internationale, et en évoquant l’évolution à Syrte, il signala que «devant ce silence, ou cette dénonciation timide, les milices se sont lancées dans les violations, en attaquant les forces de la protection de la ville de Syrte».

Rappelons que le GNA avait affirmé avoir des preuves démontrant que «Khalifa Haftar s’appuyait sur l’aviation émirati pour assurer l’avancée de ses troupes, aux seins desquelles il avait recruté des mercenaires russes, des soldats soudanais, et des milices tchadiennes», et sans qu’aucune partie internationale ne fasse le moindre geste à ce sujet, les observateurs craignent que la scène libyenne n’explose à tout moment, engendrant des métastases périlleux pour toute la région.

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