jeudi, septembre 24, 2020

MEE : «Al-Jabri est désormais une affaire plus dangereuse que celle de Khashoggi pour ben Salmane»

Courrier arabe

Le journal britannique, The Middle East Eye, a déclaré que l’affaire de l’ancien général saoudien Saad al-Jabri était désormais « un sujet plus dangereux que l’affaire de Khashoggi » pour le prince héritier Mohamed ben Salmane (MBS).

Lors d’un article qu’il a rédigé au journal, David Hearst signala que «la seule chance pour que le petit prince saoudien évite une crise, était que Trump gagne aux prochaines élections», précisant que «si ce dernier perdait, la CIA et le ministère des Affaires étrangères reprendront leurs rôles et un mauvais vent soufflera contre MBS».

«Même après plusieurs tentations menées pour le faire taire, MBS envoie toujours des agents à Toronto pour accomplir la mission», avait-il ajouté, en affirmant qu’«al-Jabri combattra MBS jusqu’à la fin».

Il indiqua qu’«al-Jabri était placé sous haute surveillance, soigneusement gardé par des officiers canadiens armés et des gardes spéciaux, comme le nota le journal, The Globe and Mail».

Une affaire plus dangereuse que celle de Khashoggi

Hearst ajouta : «Pour l’équipe du Tigre, al-Jabri est plus dangereux que Khashoggi. Al-Jabri connait tous les secrets embarrassants du ministère de l’Intérieur, et ceux du roi Salmane et de son fils».

«Khashoggi m’avait informé, selon des sources fiables, que le salaire mensuel du roi était 3 milliards de riyals saoudiens, soit l’équivalent de 800 millions de dollars », avait-il noté, en soulignant que «les sommes impressionnantes expliquaient la crise économique du royaume».

La position américaine

Hearst expliqua : «l’image que révèle al-Jabri concerne la guerre du pouvoir, qui a commencé trois ans avant cela, après que Mohamed ben Naif fut renversé de son poste de prince héritier, sous prétexte qu’il était toxicomane», notant que «les documents de la plainte qu’al-Jabri avait portée contre MBS signalent que ce dernier avait consulté Jared Kushner, le conseiller du président américain Donald Trump, avant de passer à l’action».

Il rappela «qu’al-Jabri fut à l’époque destitué de son poste, après que MBS a entendu de la rencontre qu’il eut avec le directeur de la CIA et qu’il avait évoqué l’invitation que MBS avait envoyée à Poutine au sujet de la Syrie», et mentionne «qu’al-Jabri avait depuis quitté l’Arabie saoudite et avait déclaré qu’il était ciblé».

Hearst se demanda : «Que pourrait faire MBS si al-Jabri fut convoqué pour témoigner au Congrès, et commence à parler des crimes que le futur roi d’Arabie saoudite a commis ?», en signalant que «le fantôme de Khashoggi refusait de disparaître, et qu’al-Jabri comptait bien empêcher le meurtrier de jouir des butins du pouvoir».

Il conclut son article en notant : «Tous cela nous mène à la conclusion suivante : MBS est actuellement confronté au plus grand défi extérieur, dans son chemin pour conquérir le trône».

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