Le journal turc « Sabah » a rendu public des conversations entre le consulat saoudien à Istanbul et les autorités à Riyad, et ce durant la période entre le 28 septembre au 2 octobre 2018 qui est le jour dans lequel le célèbre journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été assassiné et sauvagement découpé en morceaux.

Le 28 septembre, lorsque Khashoggi est arrivé au consulat, le chef des renseignements généraux et le fonctionnaire du consulat d’Istanbul Chafîi al-Mazini a fait signalé à Riyad que c’est urgent.

Toujours selon le journal turc, une journée avant l’arrivée de la victime, une équipe de renseignements technique a examiné le consulat à la recherche de dispositifs de surveillance, mais elle n’a pas réussi à les trouver. L’équipe est rentrée à Riyad le 29 septembre à 17 h 15 min.

Le 28 septembre, avant que Khashoggi ne quitte Istanbul, des responsables saoudiens l’ont contacté pour lui demander de se rendre au consulat le 2 octobre et ont communiqué ces informations à Riyad.

Durant une conversation téléphonique entre Maher al-Matreb, un officier dans les renseignements saoudiens et Chafîi al-Mazini, Maher a indiqué qu’il a envoyé les instructions de Hatem ( al-Qahtani ) au Bureau de la communication chargé de superviser les faux comptes sur les réseaux sociaux.

Pendant le même jour à 19h 08min, un responsable du Bureau de communication présidé par al-Qahtani a appelé le consul général à Istanbul al-Atibi pour lui indiquer que le chef de la sûreté de l’État lui a donné une mission spéciale.

Le journal turc « Sabah » a insisté sur le fait que ces phrases confirment l’implication du prince héritier dans le crime étant donné que le chef de la sûreté de l’État ne peut donner des instructions sans l’approbation de Ben Salmane.

Durant la conversation téléphonique entre al-Atibi et un responsable du Bureau de la communication, les deux hommes se demandaient si la personne à laquelle la mission a été confiée (al-Mazini) était digne de confiance. Le responsable du Bureau d’al-Qahtani a assuré que cette mission a besoin de quelqu’un capable d’assumer sa responsabilité.

Le journal a également publié la transcription d’une conversation entre deux responsables dont les noms n’ont pas été précisés :

Le premier: demain, une commission arrivera de l’Arabie Saoudite et va préparer quelque chose dans l’un des bureaux du consulat dans l’étage où je travaille.

Le deuxième: d’accord, la commission occupera-t-elle le deuxième étage aussi ?

Le premier: non, les travaux se feront dans un bureau à côté du mien et se poursuivront pendant deux ou trois jours. Personne des fonctionnaires ne serait présent.

Le deuxième: d’accord, je serais dans le consulat a 8h du matin.

Il est à rappeler que Khashoggi a été tué par un commando saoudien le 2 octobre 2018 a l’intérieur du consulat de Riyad à Istanbul. Un crime qui a secoué l’opinion publique mondiale laquelle exige toujours la traduction en justice des assassins.

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