Philippines : au moins 45 morts dans le crash d’un avion militaire

Au moins 45 personnes ont été tuées et des dizaines blessées ce dimanche dans l’accident d’un avion militaire transportant des troupes, qui s’est écrasé à la mi-journée et a pris feu après avoir manqué la piste d’atterrissage sur l’île de Jolo, dans la province de Sulu, dans le sud des Philippines, ont rapporté les autorités. Une centaine de personnes se trouvaient à bord de cet avion de transport C-130.

Certains soldats ont sauté de l’appareil en flammes avant qu’il ne s’écrase au sol et qu’il n’explose, a déclaré le major général William Gonzales. Il s’agit d’un des accidents d’avion les plus graves dans le pays. Parmi les morts figurent 42 soldats et trois civils, selon l’armée philippine, qui a précisé que 49 militaires et quatre soldats blessés ont été hospitalisés. Il reste encore cinq membres des forces armées toujours portés disparus. Il s’agit d’un des accidents d’avion les plus graves dans le pays.

Le chef des forces armées, le général Cirilito Sobejana, a expliqué que l’avion, qui transportait des militaires depuis Cagayán de Oro, sur l’île méridionale de Mindanao, a raté la piste d’atterrissage alors qu’il tentait d’atterrir. L’appareil a alors tenté de «regagner de la puissance mais cela n’a pas réussi», a-t-il ajouté.

Il s’agit d’un accident et non d’un attentat, a insisté le porte-parole des forces armées, le général Edgard Arevalo, à la radio DZBB. Le porte-parole de l’armée de l’air, le lieutenant-colonel Maynard Mariano, a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes de cet accident.

Le sénateur Richard Gordon a souligné que cet accident est le quatrième cette année ayant entraîné un «lourd bilan». «Achetons-nous des appareils en mauvais état avec l’argent du peuple ?», s’est-il interrogé sur Twitter. Cet accident survient après qu’un hélicoptère Black Hawk s’est écrasé en juin lors d’un vol d’entraînement de nuit, tuant les six personnes qui étaient à bord. Trois pilotes et trois aviateurs étaient décédés lorsque leur S70-i s’est écrasé près du terrain d’entraînement de Crow Valley, au nord de Manille, ce qui a entraîné l’immobilisation de toute la flotte.

Une série d’accidents d’avions militaires

Ce tragique accident s’inscrit dans une série d’accidents d’avions militaires ces cinq dernières années. Parmi les plus meurtriers, celui survenu en Ukraine le 25 septembre, où une seule personne a survécu au crash ; 26 sont mortes, pour la plupart des élèves d’une école militaire âgés de 19 à 22 ans. L’Antonov An-26 qui effectuait un vol d’entraînement s’est, lui aussi, écrasé à l’atterrissage à 2 kilomètres de l’aéroport militaire de Tchouhouïv, dans l’est du pays.

Le 6 mars 2018, un avion de transport militaire russe, un Antonov An-26, s’est lui aussi écrasé lors de ce même moment clé sur la base russe de Hmeimim, dans l’ouest de la Syrie, tuant les 39 militaires à bord. L’armée privilégie la thèse de l’accident. Un peu plus d’un mois plus tard, le 11 avril 2018, un avion de l’armée algérienne, un Iliouchine-76, s’est écrasé peu après son décollage (autre moment dangereux) de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d’Alger, avant de s’enflammer, faisant 257 morts. Les victimes sont les dix membres d’équipage et les 247 passagers, majoritairement des militaires et des membres de leur famille. Il s’agit de la pire catastrophe aérienne – civile ou militaire – survenue en Algérie.

Le 25 décembre 2016, un avion militaire russe transportant 92 personnes s’est abîmé en mer Noire peu après son décollage d’Adler, au sud de la station balnéaire de Sotchi. Parmi les victimes figuraient plus de 60 membres des Chœurs de l’Armée rouge et le directeur de l’ensemble, Valéri Khakhilov, qui allaient célébrer le Nouvel An avec les troupes en Syrie. L’appareil, un Tupolev Tu-154, transportait également neuf journalistes de la télévision russe. D’autres crashs d’appareils militaires ont fait 38 morts au Chili en 2019, 122 en Birmanie en 2017 et 22 en Equateur en 2016 dans le cadre d’exercices d’entraînement.

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