dimanche, mai 31, 2020

Pour la énième fois, Twitter supprime des milliers de faux comptes liés à l’Arabie saoudite et à l’Égypte, pour incitation à la haine contre le Qatar et la Turquie

Courrier arabe

La plateforme du réseau social, Twitter, a annoncé la suppression de milliers de comptes, liés principalement à l’Égypte et à l’Arabie saoudite, accusant les gouvernements de Riyad et du Caire, de les avoir montés pour promouvoir du contenu incitant à la haine, contre Doha et Ankara.

Twitter indiqua, lors d’une série de tweets publiée, «avoir supprimé plusieurs réseaux, et que l’un d’entre eux, composé de 5350 comptes, étaient liés à l’Arabie saoudite, et qu’ils opéraient depuis le royaume, l’Égypte et les Émirats arabes unis (EAU)».

«Les comptes diffusaient du contenu pour promouvoir l’image des autorités de l’Arabie saoudite et diffusaient des messages, critiquant l’activité du Qatar et de la Turquie au Yémen», nota le communiqué, signala que le réseau recevait des directives depuis les gouvernements du Caire et de Riyad.

Twitter nota également que «2541 des comptes supprimés étaient liés au réseau médiatique égyptien «al-Faghr»», expliquant que le réseau, par ordre du gouvernement égyptien, avait créé de faux comptes, pour mettre en avant des messages, critiquant l’Iran, le Qatar et la Turquie.

En observateur, Fahad al-Ghofaili, activiste et militant spécialiste des affaires politiques du Golfe, estime que «les mesures annoncées par Twitter représentent un coup dur pour les pilotes de ses faux comptes», sous-entendant que l’Arabie saoudite et l’Égypte avaient toujours étaient complices dans des affaires frauduleuses.

Cette campagne de nettoyage a également ciblé des comptes gérés depuis la Serbie, le Honduras et l’Indonésie, sauf que les regards des spécialistes se centrent sur l’Arabie saoudite et l’Égypte, car il ne s’agit pas de la première fois où Twitter démantèle des réseaux qui leur sont liés, et qui opèrent tous contre le Qatar et pour promouvoir l’image  du royaume wahhabiste.

Ankara est visée à cause de ses interventions militaires, en Syrie et en Libye, qui ne sont pas au goût de Riyad et du Caire, alors que Doha, est fréquemment victime de ce type d’attaques, comme extension du blocus qui lui fut imposé, en 2017, en représailles à ses choix diplomatiques.

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