Le procureur général américain à «San Francisco» a révélé aujourd’hui, samedi, de nouvelles informations au sujet de l’affaire d’espionnage, qui implique des anciens employés de «Twitter» et le gouvernement de l’Arabie saoudite.

Le procurer américain «Denis Herrera» déclara que «le FBI, sous mandat judiciaire, avait pu infiltrer la messagerie électronique du premier suspect saoudien «Bader al-Assaker», le directeur du bureau du prince héritier saoudien «Mohamed ben Salmane», découvrant des lettres où Twitter refusait continuellement les demandes de Riyadh, qui cherchait à obtenir des informations sur les comptes de certains utilisateurs de la plateforme», soulignant que les refus étaient en réponse à une requête urgente envoyée à l’administration du site par Riyadh.

La combinaison qui mène aux informations  

Le rapport de «Denis Herrera» indiqua que ««Bader al-Assaker» était préoccupé par les mouvements de l’utilisateur «Mujtahidd»», et rapporta que le FBI avait consulté les détails qu’il avait noté, à travers l’espionnage de Twitter.

Il affirma également que «l’employé saoudien chez Twitter «Ali al-Zebara» répondait aux appels de l’Arabie saoudite, livrant des informations sur les comptes que Twitter refusait de divulguer», et signala que «al-Zebara» accédait aux comptes en questions, directement après que «al-Assaker» recevait le refus.

Infiltration des comptes de l’opposition

Par ailleurs, le communiqué parla également des récompenses offertes par Riyadh «sous prétexte de contribuer à la lutte contre le terrorisme», et ce en échange des informations obtenues.

De même, il exposa quelques preuves sur l’infiltration des comptes de l’opposition saoudienne, citant celui de «Omar Abdel Aziz» l’ami proche de «Jamal Khashoggi», le journaliste assassiné au consulat de son pays à Istanbul.

Il évoqua également les détails de la fuite de «Ali al-Zebara» des États-Unis vers l’Arabie saoudite, à travers «al-Assaker» et le consul saoudien à Los Angeles, et nota que le FBI avait trouvé des documents prouvant que «al-Zebara» faisait partie d’une équipe, qui comptait, au côté de «Ali al-Assaker», le troisième suspect «Ahmed al-Metiri».

Et comme nouvelles informations, apportées au sujet de la situation financière de l’employé américain d’origine libanaise «Ahmed Abou Amou», le procureur général expliqua «qu’il avait déclaré faillite, et qu’il avait des problèmes avec sa banque aux États-Unis», signalant qu’il avait transféré 60 mille dollars du Liban, et que 140 mille autres l’attendaient toujours là-bas, affirmant qu’il pouvait également avoir des actions en Arabie saoudite.

Il importe de rappeler que le journal américain «The Washington Post» avait parlait jeudi, d’une affaire d’espionnage sur les terres des États-Unis, rapportant que 3 anciens employés de Twitter avaient divulgué des informations personnelles sur des utilisateurs de la plateforme, au profit de l’Arabie saoudite.

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