mercredi, juillet 28, 2021

Des mercenaires mauritaniens et nigériens combattent aux côtés de Khalifa Haftar, selon des sources libyennes

Courrier arabe

Des sources militaires libyennes ont affirmé que deux nouveaux groupes de mercenaires sont arrivés du Niger et de la Mauritanie, pour combattre aux côtés des milices du général à la retraite Khalife Haftar, dans les axes autour de Tripoli.

Les sources ont affirmé au site informationnel al-Araby al-Jadeed que durant les derniers jours, les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) ont pu repousser les attaques ennemies intensives, dans la zone «al-Azizya», et emprisonner plusieurs Africains qui combattaient avec les milices de Haftar.

Un prisonnier mauritanien raconte 

Les sources militaires libyennes ont expliqué qu’«un Mauritanien prisonnier, avait affirmé la présence de combattants mauritaniens et nigériens au sein des milices de Haftar».

«Il raconta qu’il est arrivé dans l’Est libyen avec plusieurs autres, et nota qu’ils avaient été entraînés à utiliser les armes légères, pendant un mois», ajouta les sources, qui signalèrent que «le prisonnier déclara être arrivé dans un groupe qui compte près de 400 combattants».

Les sources ont aussi noté que «les enquêtes des forces du GNA avaient confirmé que le prisonnier n’était pas professionnel au combat, et que lui et ses semblables avaient été recrutés depuis les villages pauvres, pour combattre en échange d’une somme d’argent, arrivant jusqu’à 3 mille dinars libyens par mois (environs 2000 euros)».

Elles ont également indiqué que près de 700 combattants appartenaient à des groupes armés au Niger avaient rejoint Haftar le mois dernier, en échange de sommes versées aux comptes de leurs chefs.

D’un autre côté, des sources égyptiennes ont affirmé que «des flux d’importantes sommes d’argent avaient été enregistrés, les derniers jours», soulignant que «l’argent fut versé par l’Arabie saoudite en faveur du dossier libyen, pour que des grands changements y soient intégrés, durant les jours à venir, dans le but de faire face à l’avancée des Turcs».

Rappelons que dans un contexte similaire, le ministre de l’Intérieur du GNA, Fathi Bachagha, lors d’un discours prononcé, dimanche, devant la réunion des ministres de l’Intérieur arabes à Tunis, avait signalé que la situation que traverse actuellement la Libye était la pire crise de son histoire, à cause de la guerre déclenchée et alimentée «par les forces putschistes», dénonçant la politique des pays qui soutiennent Khalifa Haftar et leur ingérence sanguinaire et chaotique.

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