mercredi, janvier 27, 2021

«Khalifa Haftar et Aguila Salah ne s’entendent plus», affirment des sources libyennes

Courrier arabe

Des sources privées ont déclaré aux médias qu’un conflit avait éclaté entre le général libyen à la retraite, Khalifa Haftar, et le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Salah.

Les sources, témoignant sous couverture d’anonymat au journal électronique « al-Araby al-Jadeed », ont affirmé que «Salah avait finalement avoué à des responsables égyptiens qu’il était impossible de parvenir à une résolution militaire du conflit libyen», indiquant «qu’il mobilisait toutes ses ressources, pour faire passer son projet, défiant Khalifa Haftar».

«Salah a signalé aux présidents de ses commissions parlementaires qu’il était impératif de promouvoir l’initiative politique qu’il avait récemment proposé pour résoudre la crise libyenne, leur affirmant qu’elle était soutenu internationalement, et leur demandant de ne pas prêter attention aux menaces lancées par Haftar», avaient-elles expliqué.

Saïf al-Islam Kadhafi tente de se fondre dans la masse

Par ailleurs, d’autres sources signalèrent que des mouvements ont été signalés par Saïf al-Islam Kadhafi, précisant que «ce dernier cherchait à exploiter l’occasion pour se retourner à la scène politique, comptant sur le soutien de sa tribu basée à Syrte».

Elles racontèrent que «la ville a connu de grandes manifestations populaires samedi soir, où des centaines proclamaient que Saïf al-Islam soit leur porte-parole», signalant que «le mouvement avait déplais aux autorités, qui avaient du tirer à balles réelles dans les airs, pour disperser les protestants».

Les Nations unies seraient-elles le dernier dé que Haftar va jeter ?

Dans un contexte proche, d’autres sources indiquèrent que des mouvements émiratis et égyptiens se préparaient dans l’ombre, pour nommer un de leurs partisans comme nouvel émissaire des Nations unies pour la Libye, et remplacer Ghassan Salamé qui a démissionné en mars 2020.

«Pour ce poste, le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Ismail Ould Cheikh Ahmed, est désormais leur dernière carte à jouer, après que la nomination d’un jordanien a été rejeté», avaient-elles ajouté.

Elles précisèrent aussi que «le Caire et Abu Dhabi avaient tout donné pour empêcher la nomination du candidat algérien, Ramtane Lamamra», signalant que ce dernier fut principalement éloigné car son pays était attaché à l’accord de Skhirat.

Sur ce, il convient de signaler que Ismail Ould Cheikh Ahmed a travaillé comme envoyé spéciale des Nations unies au Yémen entre 2015 et 2018, avant d’être nommé ministre des Affaires étrangères à son pays.

Toutefois, les observateurs indiquent qu’il est difficile d’évoquer actuellement la loyauté du futur candidat, notamment à l’ombre des circonstances actuelles qui prévoient un chamboulement au niveau de la scène politique et diplomatique libyenne.

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