lundi, mai 23, 2022

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Tunisie : «Le mystérieux» naufrage du pétrolier est mis en cause.. une affaire de déchets s’évoque

Courrier arabe

Le naufrage du pétrolier, transportant 750 tonnes de gazole, près de Gabès, sur la côte sud-est de la Tunisie, semble prendre un tournant différent, après que des activistes ont proposé une version où « des déchets auraient été déversés avec la complicité des autorités tunisiennes », demandant que « des enquêtes soient ouvertes pour révéler les mystères qui l’entourent ».

La ministre de l’Environnement, Leila Chikhaoui, a affirmé que « le naufrage du navire parti d’Egypte pour rejoindre Malte, et qui avait fait naufrage samedi dans le golfe de Gabès était sous contrôle ».

Elle avait annoncé «la mise en place de barrières antipollution autour de la zone du naufrage, le pompage prévu du fioul et l’inspection par des plongeurs de l’état de la coque».

Toutefois, des activistes pour l’environnement avaient attaqué les autorités, les accusant de mensonge et parlant d’une affaire plus dangereuse. D’autres ont mis la lumière sur la situation environnementale «tragique» à Gabès, et ont dénoncé la négligence du gouvernement.

Les autorités ont menti

L’activiste, Mahdi Ammous avait accusé les autorités «d’avoir divulgué des mensonges».

«Le navire a pris son chemin de Sfax, le 9 avril, venant de Malte et partant vers Damiette. Il a été signalé à Gabès le 14 avril, des signes de détresse ont été lancés le 15 avril, demandant l’entrée au golfe de Gabès.

Les registres de l’AIS, du 9 au 14 avril, sont introuvables (personne ne sait rien sur le navire pendant 5 jours), sachant que 5 jours lui auraient suffis pour arriver à Damiette…Vers l’aube du 16 avril, le ministère tunisien de l’Environnement a accepté que le navire entre au golfe de Gabès, où il a coulé et risque actuellement de causer une crise environnementale», avait-il écrit.

Il ajouta : «Il est possible que le navire contienne des déchets, mais de quels types?», proposant l’hypothèse où «une partie s’en seraient débarrassée avec l’approbation des autorités tunisiennes».

Il se demanda : «Que cache le régime putschiste? pourquoi ne raconte-t-il pas la vérité?».

Une affaire entourée de mystères

Majdi Karbai, député à L’Assemblée des représentants du peuple a indiqué que le naufrage du navire était entouré de mystères, et affirma avoir consulté de nouvelles informations, selon lesquelles il s’est exprimé.

Il avait expliqué que «selon les satellites, le navire ne venait pas de Damiette, comme l’avait mentionné le ministère de l’Environnement, mais il venait de Maltes, était passé par Sfax, puis par Gabès, et Damiette était sa destination pas son point de départ».

Il ajouta : «Le navire battait le drapeau de la Guinée équatoriale, et portait le numéro 7618272, mais ce numéro selon le GSSI est celui d’un autre navire baptisé Melo, qui bat le drapeau camerounais et qui appartient à la filiale turque Start Energy INC».

Il signala aussi : «Le navire fut examiné en Grèce, pour soupçons, en février dernier», précisant que «le ministère tunisien aurait du confirmer ces informations avant de publier».

Il avait insisté à signaler que «des mystères entourait cette affaire» et appela les autorités «à ouvrir des enquêtes et à interroger l’équipage du navire».

Gabès, un enfer environnemental

La journaliste Nadia Fares a signalé : «Les autorités tunisiennes disent avoir examiné les lieux, et envisagent de mettre en place un plan d’urgence pour éviter une catastrophe environnementale, comme si Gabès n’était pas déjà en catastrophe».

Elle avait précisé que «les usines installées sur les côtes étaient une grande menace pour la région», et indiqua que «depuis leur installation, les habitants de la ville, souffrent de divers types de cancers».

Elle rappela que «des enquêtes médiatiques avaient traité ce sujet, sans que les autorités ne bougent le doigt».

Elle a regretté la situation tragique dont souffrent les habitants, les marins et les poissons.

Demandez un soutien international

De son côté, le médecin, Dhaker Lahidheb s’est adressé à la Cheffe du gouvernement : «Pour que les choses soient claires dès le départ et pour ne pas dire qu’il est trop tard, je vous demande madame la Cheffe du gouvernement de demander un soutien international dès maintenant… Demandez un soutien internationale en urgence», la mettant en garde contre les dangers irréversibles qui résulteront si le fioul atteignait les côtes.

«C’est tout un système environnemental qui risque de s’effondrer… Au minimum, 5 saisons touristiques seront perdues, des races de poissons disparaitrons du monde à jamais», avait-il noté.

Il avait insisté «à ce que l’aide soit demandée auprès de la France ou des États-Unis, pour leur expérience dans le domaine».

 

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