Le journal britannique «The Guardian» a déclaré que le mois dernier, un citoyen bahreïnien avait failli trouver le même sort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, dans l’ambassade de Manama à Londres.

Intitulé «Un manifestant bahreïnien sur le toit de l’ambassade à Londres, la crainte qu’il ne soit un deuxième Khashoggi», le rapport publié par le journal mentionna que le manifestant «Mohammed Moussa» raconta avoir été battu, et menacé d’être jeté par-dessus le toit par des employés qui tentaient de mettre fin à ses protestations suite à l’exécution de deux hommes au Bahreïn.

L’histoire en détails

Le quotidien expliqua que le jeune bahreïnien, lors d’un entretien avec le rédacteur du rapport, affirma que l’un des employés de l’ambassade porté une arme, qu’il pointait vers lui, en criant: «Nous avons déjà deux personnes en exécution au pays, et tu seras le troisième».

Le manifestant ajouta: «J’étais persuadé qu’il allait me pousser par-dessus le toit, de façon à ce que l’action paresse comme un accident, ou comme un suicide», il continua en racontant que deux autres employés s’étaient approchés de lui, et voulaient l’étouffer avec une chemise mouillée, «je ne pouvais plus respirer, et je pensais que mon heure était arrivée», avait-il continué à relater.

Le 27 juillet, des activistes avaient publié une vidéo où des membres de la police britannique étaient entrés à l’ambassade bahreïnienne pour venir au secours d’un citoyen sur le toit.

Les activistes à l’époque avaient déclaré qu’«un citoyen bahreïnien menaçait de se suicider sur le toit de l’ambassade de son pays, après l’exécution de deux hommes dans son pays», des propos appuyés par le site russe «Russia Today» qui affirma que la police était intervenue pour sauver la vie du citoyen.

De peur qu’il ne devienne un second Khashoggi, Moussa a longuement hésité avant de choisir de se confier, aujourd’hui qu’il a décidé de parler, le journal britannique signala que les vidéos filmées par les activistes, démontraient clairement Moussa boutant, alors qu’il quittait l’ambassade escorté par la police, autant que les rapports médicaux qui indiquaient des coups sur les bras, et la jambe gauche de la victime.

Rappelons que l’incident s’est présenté au moment où trois personnes avaient été exécutées à Manama, après avoir été condamnées dans des affaires en relation avec le terrorisme, et l’assassinat d’un imam, selon l’agence officielle bahreïnienne.

Une répression contre la majorité chiite au pays, en constante évolution, après son déclenchement en 2011, suite aux protestations populaires qui proclamaient la chute du roi, et l’abolition de la monarchie.

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