Aux États-Unis, un  juge d’instruction a ordonné toutes les agences fédérales américaines, de livrer les documents en leur possession, concernant l’affaire Khashoggi, le journaliste saoudien assassiné au consulat de son pays à Istanbul en 2018.

«Paul Ingelmayer», juge de tribunal à New York, a ordonné les ministères américains des Affaires étrangères et de la Défense de livrer près de 5 mille pages par mois, en relation avec le dossier khashoggi, déclarant : «Les informations au sujet de de sa disparition et son élimination sont très importantes».

De leur part, les responsables des deux ministères ont annoncé que même si «les administrations se pliaient actuellement aux ordres du juge, conformément à la loi de la liberté des informations, une future collaboration au nom de la même loi, au sujet de Khashoggi, sera impossible à envisager».

Appel juridique

L’ordre juridique s’intéresse aux documents cités dans une affaire portée en juin 2019, par «l’Initiative de la paix pour une communauté ouverte», le bras juridique d’une organisation nommé «Organisation de la communauté ouverte», à travers laquelle, elle proclame les documents gouvernementaux en relation avec l’assassinat de Jamal Khashoggi, comme étant un résident sur le territoire américain.

À ce sujet, l’agence américaine «Associated Press» a rapporté, selon le juge en question, que «la requête de la fondation est logique, et ne véhicule aucune sensibilité inhabituelle».

À son tour, «Amryt Singh», le chef de l’équipe des avocats a noté que «l’ordre juridique représentait un appel à la justice, dans un temps où l’administration du président américain Donald Trump tente de tout faire pour camoufler la vérité, au sujet du parti responsable du meurtre».

Rappelons que l’affaire Khashoggi, toujours non résolue, a fait couler beaucoup d’encre récemment, après que les médias américains avaient dévoilé, selon des sources proches des services de renseignements secrets américains (CIA), que le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane était celui qui avait donné le feu vert pour assassiner Khashoggi.

Et alors que plusieurs voix affirment que Trump tente de protéger le prince saoudien, les observateurs pensent que si les activistes continuent leur mobilisation, l’affaire finira par remonter à la surface, et Ben Salmane sera alors cerné.

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