Un ministre émirati fait le point sur les 13 demandes de réconciliation avec le Qatar

Le ministre d’État des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a tenu à exprimer sa totale confiance en l’Arabie saoudite, prête à mener les négociations des 13 conditions pour la reprise des relations avec le Qatar.

Dans un entretien accordé à la chaîne CNN, mercredi, Gargash a déclaré que son pays a accordé sa confiance en l’Arabie saoudite pour conduire le processus de négociation, et les 13 demandes.

Depuis le mois de juin 2017, une crise inédite entre plusieurs pays du Golfe a secoué la région. En effet, l’Arabie saoudite, les Émirats, le Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et infligé des sanctions à Doha. Ces pays accusent le Qatar de « soutien au terrorisme », ce qui est formellement démenti par Doha, qui accuse à son tour, les quatre pays de vouloir la placer sous tutelle et de confisquer sa décision nationale souveraine.

Au début de la crise, les quatre pays avaient conditionné une reprise des relations avec l’acceptation par le Qatar de treize revendications, dont la fermeture d’al-Jazeera, la réduction des relations avec l’Iran et le boycott des Frères musulmans.

Dans cette même optique, le ministre émirati a expliqué que l’objectif de ces demandes est de mettre en place des règles de non-ingérence dans les affaires intérieures.

« Nous sommes arrivés aux grandes lignes qui régissent essentiellement les relations entre les pays du Conseil de coopération du Golfe, et l’Égypte également, qui est membre de la Ligue arabe, a-t-il dit. Nous sommes très satisfaits de ce que nous avons atteint et nous anticipons l’avenir afin de nous assurer que les pays du CCG dans cette région instable soient plus solides et unis. »

Le responsable émirati a souligné que le Sommet d’Al-Ula ouvre une nouvelle page pour la stabilité et la coopération dans la région du Golfe, et notamment sur les questions autour du terrorisme et de l’extrémisme.

« Nous sommes convaincus que cette étape destructive par laquelle nous sommes passés ne sera pas reproduite, et ce, à travers la transparence et la collaboration pour résoudre ensemble les problèmes », a-t-il expliqué.

Le Secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Nayef Falah Al-Hajraf, a annoncé mardi que les dirigeants des États du Golfe avaient signé la déclaration finale du 41e sommet et la déclaration d’Al-Ula, qui incluait l’affirmation de l’unité des rangs et le renforcement de la coopération conjointe.

Le Sommet d’Al-Ula a eu lieu au lendemain de l’annonce par le Koweït d’un accord conclu entre l’Arabie saoudite et le Qatar pour la réouverture de l’espace aérien et des frontières terrestres et maritimes entre les deux pays, et de traiter toutes les questions connexes, en rapport avec les répercussions de la crise du Golfe.

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