Un haut responsable saoudien a annoncé aujourd’hui, que son pays menait des discussions avec le groupe yéménite des Houthis, pour tenter des mettre fin à la guerre.

L’agence France-Presse affirma, selon un responsable saoudien tenu à rester anonyme, que l’Arabie saoudite disposait, depuis 2016, d’un canal ouvert avec les Houthis, et qu’elle l’exploitait actuellement pour promouvoir la paix au Yémen.

«Nous ne fermons nos portes aux Houthis» ajouta le responsable, lors d’une première affirmation saoudienne officielle à ce sujet, mais sans pour autant donner plus de détails sur le contenu des discussions ou sur leur progrès.

Ces déclaration se présentent après que «David Schenker», le secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient, avait annoncé lors de visite à Riyadh, que Washington avait lancé des discussions avec les Houthis, pour aboutir à un compromis, qui mettra fin à la guerre au Yémen.

Les rapports médiatiques avaient deviné les discussions

En août dernier, un rapport du journal américain «Wall Street Journal» avait signalé que l’Arabie saoudite cherchait un chemin, pour entreprendre des discussions directes avec les Houthis, sous prétexte de «ne plus vouloir perdurer la guerre au Yémen», avait noté le journal, selon un responsable saoudien.

Et puis c’est en octobre, que la chaîne d’information «al-Jazeera» avait transmis, selon des sources anonymes, que «l’Arabie saoudite menait des négociations avec le groupe yéménite des Houthis, dans le but de mettre fin aux combats féroces sur les frontières».

Par ailleurs, il convient de noter que des sources renseignées au sujet des discussions, affirment que «les Houthis avaient présenté une initiative lors de laquelle ils s’engagent à suspendre toutes les attaques sur les frontières avec l’Arabie saoudite», tout en signalant que les Saoudiens avaient du mal à faire confiance aux Houthis à cause des conflits internes dans le groupe, au sujet de loyauté envers l’Iran.

Sachant que dans le cadre de cette initiative, les attaques des Houthis ont été suspendues, depuis plus d’un mois, un geste que les observateurs estiment être signe de bonne foi, et déclarent être une main tendue aux négociations et à la paix.

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