Le compte Twitter  » Môotaqali al-Ra’ay « (les prisonniers d’opinion) chargé de suivre la situation des droits humains dans le royaume a lancé une campagne à travers le Hashtag #سنتان_على_اعتقالات_سبتمبر ( deux ans se sont écoulés depuis les arrestations de septembre ), et ce dans le but d’exercer une pression sur les autorités afin qu’elle libèrent les détenus politiques.

Les internautes ont largement intéragi avec le Hashtag appelant à libérer immédiatement les détenus qui n’ont pas été officiellement inculpés jusqu’à présent.

Le même compte a publié les photos des plus éminents détenus de septembre 2017, affirmant qu’il existe des centaines d’autres emprisonnés dont les noms sont inconnus.

Parmi les personnes ayant intéragi avec le tweet figure Abdallah al-Ouda le fils du célèbre prédicateur Salmane al-Ouda qui a écrit: « une déclaration gouvernementale a été émise le jour du meurtre de Khashoggi (indiquant qu’un citoyen recherché a été remis aux autorités), semblable à une autre déclaration publiée au début des arrestations en septembre 2017, ( évoquant une cellule de renseignement ), fabriquée spécialement pour tromper l’opinion publique et justifier la répression, la torture et la persécution ».

L’activiste Turki Shalhoub a écrit à son tour: « croyez le ou non, l’une des accusations portées contre Salmane al-Ouda est de « participer dans une organisation de défense du prophète Mohammed » et aussi « le manquement aux prières destinées à ceux qui détiennent l’autorité ». La défense du prophète est devenu un crime tandis que la défense des sionistes et la normalisation des relations avec eux ne constituent pas un crime! ».

Pour sa part, le militant irlandais des droits de l’Homme Noel Kilbig a appelé la communauté internationale à prendre une position: « il est nécessaire qu’une pression mondiale soit exercée sur les Saoudiens afin qu’ils mettent un terme à leurs crimes contre l’humanité. Les mauvais traitements sont devenus pires depuis l’arrivée au pouvoir de Ben Salmane. J’appelle les pays occidentaux à forcer les autorités saoudiennes à arrêter les tortures et les mauvais traitements qui touchent même les femmes sans défense ».

De son côté, Hussein al-Qahtani a considéré que : « deux ans se sont écoulés depuis les arrestations de septembre 2017, et 87 ans sont passés depuis l’emprisonnement d’un peuple tout entier ».

À l’inverse, le blogueur Abdelaziz Al-Rachid a écrit : « nous connaissons tous ces personnes figurant dans la photo et nous savons à quel point elles sont dangereuses pour notre pays. Elles ont été arrêtées dans des affaires de sûreté de l’État et non pas arbitrairement comme vous le dites. Ces personnes conspirent contre leur pays, défendent des idées extrémistes et appuient le terrorisme ».

Rappelons qu’en septembre 2017, les autorités saoudiennes ont lancé une campagne d’arrestations arbitraires ayant visé de célèbres prédicateurs tels que Salmane al-Oudah, Nacer al-Omar, Awadh al-Qarani et Ali al-Amri en plus des centaines de penseurs du courant religieux « Réveil ».

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