L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture «UNESO» a déclaré que les pays arabes étaient la zone la plus dangereuse au monde pour les journalistes, devançant l’Amérique latine, et les pays asiatiques.

Lors d’un rapport publié, à l’occasion de la journée internationale de «la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes», célébrée le 2 novembre de chaque année, l’UNESCO a déclaré que le taux de meurtres enregistré contre les journalistes dans les pays arabes était de 30%, suivies de l’Amérique latine qui afficha 26%, et des pays asiatiques avec 24%.

À l’occasion de l’évènement, «Audrey Azoulay», la directrice générale de l’UNESCO a déclaré: «L’UNESCO vise à juger tous ceux qui assassinent les journalistes, et tous ceux qui ne font rien pour mettre fin à cette violence», insistant sur le fait que la mort du journaliste ne devrait pas être la fin de la quête de la vérité.

Elle expliqua que «près de 90% des criminelles, qui ont tué 1109 journalistes à travers le monde, entre 2006 et 2018 n’ont toujours pas été jugé», signalant qu’«en 5 ans, les crimes contre les journalistes ont augmentés de 18%».

S’unir pour la justice médiatique

Dans ce contexte, et par la même occasion, «António Guterres» le secrétaire général des Nations unies a noté que «la liberté d’expression, et la liberté des médias étaient primordiales pour véhiculer l’entente, renforcer la démocratie, et booster nos efforts vers l’établissement du développement durable».

«Antonio Guterres» signala que ces dernières années avaient été marquées par une augmentation des agressions, menées contre les journalistes, et les professionnels du domaine médiatique, pénalisant leur travail, et entravant le parcours médiatique.

Il ajouta: «lorsque les journalistes sont attaqués, toutes la communauté paye le prix, et si nous ne sommes pas capables de protéger les journalistes, nous ne pourrons plus rester informés de ce qui se passe autour de nous, ni de contribuer à prendre des décisions», en parlant des menaces de poursuites judiciaires et d’arrestations, que les journalistes, femmes comme hommes, étaient confrontés presque quotidiennement, déplorant la non-poursuite des crimes commis à leur égard, même dans les cas de meurtres et d’enlèvements.

«Guterres» appela, de ce fait, à une union internationale, afin de défendre les journalistes, au profit de la liberté et de la justice, signalant que si les journalistes ne pouvaient pas accomplir leur travail en sécurité, «le monde se condamnera à vivre dans la confusion et l’obscurité médiatique».

Notons que l’UNESCO a lancé une campagne baptisée «#KeepTruthAlive» (maintenez la vérité en vie), au cours de laquelle une exposition d’art sera organisée dans 15 pays, en mémoire de «Claude Verlan» et de «Ghislaine Dupont», les deux journalistes français assassinés au Mali, le 2 novembre 2013.

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