jeudi, avril 22, 2021

Yémen : Des protestataires condamnent l’enlèvement d’un prédicateur célèbre

Des dizaines de Yéménites ont organisé, jeudi, un rassemblement protestataire à Taïz, au sud-ouest du Yémen, pour dénoncer l’enlèvement du célèbre prédicateur Abdul Qadir Al-Shaibani, par les habitants d’Aden qui est sous le contrôle du Conseil de transition du Sud, soutenu par les Emirats Arabes Unis (EAU).

Le 2 novembre, les médias locaux ont annoncé que le prédicateur Al-Shaibani, âgé de 70 ans, avait été enlevé par des inconnus, dans le quartier de Mansoura, dans la province d’Aden, sans qu’aucune partie n’en revendique à ce jour la responsabilité.

Selon le correspondant de l’Agence Anadolu (AA), le rassemblement protestataire auquel des dizaines d’activistes et de journalistes ont participé, a été organisé en réponse à l’appel lancé par la famille du célèbre prédicateur.

Les manifestants ont brandi des pancartes proclamant: « 28 jours, Cheikh Abdul Qadir Al-Shaibani a été enlevé dans la ville d’Aden, libérez-le ».

D’après un communiqué rendu public par la famille d’Al-Shaibani et distribué pendant la manifestation, des hommes armés et masqués l’auraient enlevé à Aden alors qu’il se rendait à une séance de traitement d’une tumeur cancéreuse avant de l’emmener vers un endroit inconnu.

« Depuis plus de 28 jours, la famille de Cheikh Al-Shaibani sont dans l’espoir de trouver des données qui les aideraient à déterminer l’endroit où est retenu leur parent. Tous leurs efforts se sont avérés vains », selon la même source.

Dans le communiqué, la famille appelle les autorités locales de Taïz à intervenir auprès de celles d’Aden pour le libérer.

Depuis la disparition du prédicateur Al-Shaibani, le Conseil de transition du sud, qui contrôle la ville d’Aden, n’a émis aucun commentaire au sujet de l’incident.

Al-Shaibani est un prédicateur islamique bien connu à Taïz (sud-ouest). Il est l’un des fondateurs de l’association yéménite «Al-Hikma», qui joue un rôle caritatif et humanitaire actif dans la plupart des régions du pays.

Selon des organisations internationales de défense des Droits de l’Homme, dont « Human Rights Watch », il existe des centres de détention non officiels et des prisons secrètes à Aden, mais les familles des détenus ne peuvent pas leur rendre visite.

Soutenu par les EAU, le Conseil de transition du sud a pris le contrôle d’Aden en août dernier, suite à de violents affrontements avec les forces du gouvernement. Le gouvernement, ayant accusé les EAU d’avoir comploté un deuxième coup d’État contre lui, après le coup d’État des Houthis (2014), a fini par être écarté.

SourceAgences

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