La chaîne d’informations «al-Jazeera» a rapporté, selon des sources locales yéménites, qu’après le coup d’état à Aden, les forces du conseil transitionnel soutenues par les Émirats arabes unis (EAU) avaient pillé les institutions nationales, et les maisons de plusieurs responsables, et symboles du gouvernement légitime.

Des témoins ont raconté que les forces de l’ordre yéménites alliées aux EAU s’étaient emparé des armes des brigades de la protection présidentielle, et avaient pillé les maisons de plusieurs chefs militaires, et responsables gouvernementaux, dont le premier ministre, et le ministre de l’Intérieur.

Accusations responsables

De leurs parts, les responsables yéménites, y compris ceux évacués par les troupes saoudiennes, quelques heures avant la chute du palais présidentiel d’Aden, ont dénoncé le soutien émirati au «coup d’état contre la légitimé à Aden», notant que plus de 400 véhicules émiratis participaient à l’offensive, tenant à bord des milices et des mercenaires, qui se battaient contre la légitimité du gouvernement.

Ils ont également accusé l’Arabie saoudite (l’allié du gouvernement) de consentir aux violations à travers son silence, et ont signalé que la non intervention de la présidence yéménite était inadmissible et suspecte.

Terrorisme, le prétexte infaillible

Par ailleurs, et dans le cadre des évolutions du conflit, le président du conseil transitionnel du sud «Aidrous al-Zebidi» a déclaré dans un enregistrement audio: «Les derniers évènements d’Aden nous ont été imposés, poussant nos forces à sécuriser la ville des campements terroristes qui la menaçaient», affichant sa disposition, et celle de ses troupes à collaborer avec la coalition arabe pour gérer la crise actuelle et ses conséquences, alors que son vice-président «Hani ben Brik» avait annoncé que «les négociations ne pouvaient se faire sous les pressions des menaces, ni celles des bombardements aériens», en faisant illusion à l’Arabie saoudite qui avait convoqué les parties du conflit, pour un dialogue supervisé par le roi Salmane ben Abdelaziz.

À ce sujet, l’agence de presse saoudienne (SPA) a rapporté que «le roi Salmane a exprimé, de la Mecque, où il avait reçu le président «Mansour Hadi Abed Rabou», son refus au coup d’état du conseil transitionnel du sud, contre le gouvernement légitime, et ses institutions militaires et civiles».

Toutefois, il convient de signaler que sur terrain, «Associated Press» affirma que les affrontements des derniers 4 jours à Aden ont fait plus de 70 morts, et plusieurs centaines de blessées, dont des femmes et des enfants.

Malgré les avertissements des ONG humanitaires, qui avaient demandé un règlement politique au conflit, pour épargner les milliers de gens qui vivent dans la région, les métastases de la guerre, et ses répercussions.

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