vendredi, mai 7, 2021

Bolivie: le bilan des manifestations de vendredi s’élève à 8 morts

Le bilan des morts, parmi les partisans du président bolivien sortant, Evo Morales, a été porté à huit morts, tombés vendredi lors d’affrontements avec la police et l’armée, près de la ville de Cochabamba, au centre du pays.

Au moins huit manifestants ont été tués et des dizaines d’autres blessés, lors d’une escalade menaçant les efforts du gouvernement intérimaire pour rétablir la stabilité, à la suite de la démission de Morales, dimanche dernier, a rapporté Associated press, samedi, citant des sources médicales.

Guadalberto Lara, directeur de l’hôpital mexicain de Cochabamba, a déclaré que la plupart des morts et des blessés, qui sont tombés dans la région, ont été touchés par balle.

Il l’a décrite comme « la pire violence » qu’il ait connue en 30 ans de carrière.

Des manifestations violentes se sont poursuivies, samedi, dans plusieurs villes boliviennes après que la vice-présidente du Sénat, la chambre haute du Parlement, Janine Anez, se soit déclarée présidente par intérim après la démission de Morales.

Le président sortant de la Bolivie a condamné la violence des forces de sécurité et de l’armée contre ses partisans, et a déclaré via « Twitter » que « les meneurs du coup d’Etat massacrent les indigènes à cause de leurs revendications démocratiques ».

Michelle Bachelet, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a averti, dimanche, que l’escalade de la violence « pourrait sonner le glas du processus démocratique » en Bolivie.

Mme Bachelet s’est déclarée préoccupée par le fait que « la situation en Bolivie puisse dégénérer, si les autorités ne s’y prennent pas avec délicatesse, conformément aux normes internationales et dans le plein respect des droits de l’homme ».

« Les mesures répressives prises par les autorités, risquent de compromettre tout dialogue éventuel », a-t-elle déclaré.

Le bilan des manifestations de vendredi porte à 17 le nombre de morts depuis le début des manifestations.

Morales est arrivé, mardi, au Mexique qui lui a accordé l’asile politique.

Le président bolivien a été contraint de démissionner, dimanche dernier, après que l’armée lui ait demandé de quitter ses fonctions, provoquant des protestations de la part de ses partisans, qui sont devenus violentes, après que les forces de sécurité soient intervenues pour les réprimer.

SourceAgences

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