Burkina Faso: au moins 35 personnes tuées dans deux attaques séparées

Le gouvernement burkinabè a annoncé le décès d’au moins 35 personnes, dont cinq gendarmes, dans deux attaques séparées, à l’est et au centre–nord du pays.

Le gouvernement du Burkina Faso s’exprimait via communiqué officiel, lu à la télévision nationale RTB, dimanche dans la soirée, et signé du ministre de la Communication et des relations avec le parlement, porte–parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou.

Les deux attaques ont eu lieu samedi 30 mai selon le communiqué officiel, précisant qu’il s’agit d’un bilan provisoire.

La Première attaque a eu lieu dans un marché de bétail dans la localité Kompienbiga, province de Komienga, comme l’avait rapporté dimanche l’Agence Anadolu (AA).

Des hommes armés venus à motos ont froidement ouvert le feu « sur tout ce qui bougeait » dans ce marché, sans distinction, selon une description faite par les médias locaux.

Selon le gouvernement burkinabè, le bilan de cette attaque est d’au moins 25 personnes et non de 20 personnes comme l’avait rapporté certains médias locaux.

Quant à la deuxième attaque elle a visé un convoi humanitaire sur l’axe Foubé-Barsalgho, dans la province du Sanmatenga, région du centre-nord.

Le bilan de cette deuxième attaque est de dix morts, dont 5 gendarmes et 5 civils et d’une vingtaine de blessés et de disparus.

« Les blessés ont été évacués au centre hospitalier de Kaya (dans la même région).

Pour rappel, les régions du nord et de l’est du Burkina Faso frontalières avec le Mali et le Niger sont constamment visées, depuis 2015, par des attaques armées attribuées aux groupes terroristes sévissant dans toute la région du Sahel.

La région du Nord est la zone la plus touchée du pays par les exactions terroristes qui ont fait plus de 900 morts et 860.000 déplacés depuis cinq ans, rapporte la chaîne d’information Africanews, précisant que les violences terroristes ajoutées aux conflits inter-communautaires, qui touchent le centre du Sahel, ont fait au total 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU.

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