Crise Libyenne : Des dirigeants africains tentent de réconcilier les Libyens

Le président de la commission de l’Union Africaine (UA), trois présidents africains, des délégués des gouvernements égyptien et Algérien et de l’ONU – réunis jeudi au nord de Brazzaville – ont appelé à la création « rapide » d’une Commission préparatoire de la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne.

« Il nous faut adresser un message sans équivoque sur la mise en place de la Commission préparatoire de la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne inclusive”, a déclaré le président congolais Denis Sassou Nguesso, lors de la réunion qui s’est tenu à Oyo et dont la cérémonie de clôture était retransmise par la télévision publique congolaise.

Le président congolais a présidé ces assises auxquelles ont pris part les présidents sud-africain Cyril Ramaphosa et tchadien Idriss Déby Itno, le président de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat, le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad et la représentante du secrétaire général de l’ONU, Maria Luiza Ribeiro Viotti.

Le premier ministre algérien, a souligné de son côté qu’Il était temps « de réunir le peuple libyen » en vue d’une réconciliation nationale.

Appuyant l’appel lancé par son homologue congolais, le président tchadien Idriss Déby Itno, a déploré une crise qui « ne cesse de prendre chaque jour des tournures dramatiques et qui sont marquées par des ingérences militaires graves ».

Prenant la parole, le président de la commission de l’Organisation continentale, Moussa Faki Mahamat, a déploré le fait que « depuis 2011, tout a été dit et écrit sur la Libye même si très peu a été mis en œuvre. La crise n’a que trop duré ».

La réunion d’Oyo est la deuxième tenue au Congo depuis le sommet de Berlin, en Janvier dernier, sur la crise en Libye.

Lors de la première réunion, le président congolais Denis Sassou-Nguesso, chef du comité de haut -niveau de l’UA pour la Libye, avait indiqué que le comité préparatoire du dialogue inter-libyen doit « proposer la période de transition , présenter l’avant-projet de constitution,suggérer la date du référendum constitutionnel, concevoir le projet de code de bonne conduite pendant la période électorale et proposer l’architecture institutionnelle de la période de transition ».

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