samedi, novembre 28, 2020

Des États occidentaux critiquent la situation des droits de l’Homme en Arabie saoudite

Courrier arabe

24 États en majorité européens ont exprimé leur inquiétude, lundi, vis-à-vis des rapports évoquant les tortures, les détentions illégales et les procès inéquitables des activistes dont des femmes et des journalistes en Arabie saoudite.

Il s’agit de la deuxième déclaration commune présentée devant le Conseil des droits de l’homme lié aux Nations Unies à Genève en l’espace de six mois après la première réprimande de l’Arabie saoudite au Conseil en Mars dernier.

La déclaration a invité instamment l’Arabie saoudite à révéler la vérité sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi commis à l’intérieur du consulat de son pays à Istanbul en octobre 2018, et à garantir que les auteurs de ce crime aient à en répondre. Parmi les signataires du communiqué figurent 15 pays de l’Union Européenne tels que la Grande-Bretagne et l’Allemagne, en plus de Canada, Nouvelle-Zélande et Pérou.

Il n’y a pas eu de réponse immédiate de la part de la délégation saoudienne car leur siège était vide étant donné que l’ambassadeur saoudien a quitté la salle une heure avant pour organiser une réception à l’occasion de la fête nationale de son pays. En général, le royaume nie les accusations de tortures ou de détentions illégales.

La déclaration a reconnu l’existence de réformes en Arabie saoudite, comme la levée des restrictions sur le droit des femmes de voyager sans l’un de ses proches masculins annoncée le mois passé. Toutefois, ajoute la déclaration, de graves préoccupations persistent, les représentants de la société civile dans le royaume continuent d’être intimidés et persécutés.

L’Ambassadrice et Représentante permanente de l’Australie auprès des Nations Unies, Sally Mansfield, qui a lu la déclaration a poursuivi: « Nous sommes préoccupés par les informations faisant état d’actes de torture, de disparitions forcées et de détentions arbitraires menés contre les militants des droits de l’Homme ainsi que leurs familles et leurs collègues ».

Auparavant, l’enquêtrice spéciale des Nations Unis Agnès Callamard avait affirmé l’existence de preuves crédibles sur l’implication du prince héritier Mohammed Ben Salmane et de grands responsables saoudiens dans le meurtre de Khashoggi.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

Députée libyenne : une session officielle du Parlement libyen prévue pour le 7 décembre...

Une députée libyenne a révélé, samedi, que les députés de la Chambre des représentants ont convenu de tenir une session officielle du Conseil le...

Ankara ouvre une enquête contre une « intervention illégale » contre un navire turc en Méditerranée...

La Turquie a ouvert une enquête concernant l'inspection illégale par la flotte allemande du cargo "Roseline A", battant pavillon turc, dans les eaux internationales en Méditerranée. Le Parquet d'Ankara...

L’Iran promet « une vengeance sévère » suite à l’assassinat du scientifique nucléaire iranien

Les gardiens de la révolution iraniens ont promis “une vengeance sévère” aux assassins du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, pointant Israël du doigt. C’est ce...

Irak : Le bilan des morts des affrontements de Dhi Qar passe à cinq

Samedi, le bilan des affrontements dans la province de Dhi Qar, au sud de l'Irak, est passé à 5 morts et plus de 80 autres...

Téhéran: assassinat du chef du programme nucléaire iranien (Communiqué)

Le ministère iranien de la Défense, a condamné, vendredi, l’assassinat d’un de ses scientifiques les plus expérimentés, Mohsen Fakhrizadeh. Dans son communiqué officiel, le ministère...